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Évacuation d'une plateforme après une fuite de gaz sous-marine en mer du Nord

27/03/2012 02:23 EDT | Actualisé 27/05/2012 05:12 EDT

LONDRES - La filiale britannique du groupe anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a poursuivi, mardi, l'évacuation d'une plateforme en mer du Nord située près d'une fuite de gaz sous-marine provenant d'une autre plateforme exploitée par le groupe français Total.

Shell U.K. a évacué mardi 35 employés supplémentaires de la plateforme «Noble Hans Deul», qui s'ajoutent aux 33 employés déjà évacués la veille. Le groupe a également évacué lundi 52 employés de sa plateforme «Shearwater». Il ne reste plus désormais que 38 employés sur les deux sites.

Les deux plateformes de Shell se trouvent à proximité de celle d'Elgin, propriété de Total, où une fuite de gaz a été découverte dimanche. Les 238 employés de cette plateforme, située à environ 240 kilomètres à l'est d'Aberdeen, ont été évacués lundi. Les garde-côtes ont mis en place une zone d'exclusion autour du site.

Total a annoncé mardi dans un communiqué que «des études sont en cours pour analyser les causes de la fuite et déterminer les actions à mettre en oeuvre pour la maîtriser».

David Hainsworth, un responsable du groupe, a déclaré dans un entretien à la BBC que Total avait pris des mesures pour réduire le risque d'explosion, mais il a toutefois reconnu qu'il y avait un risque.

Un vol de surveillance a détecté lundi la présence d'irisations à proximité de la plateforme d'Elgin, qui seraient causées par un condensat de gaz.

«Il s'agit de boues de forage et/ou de produits légers associés au gaz représentant un volume actuellement estimé à environ 30 mètres cubes. Les premières indications montrent qu'il n'y pas d'impact significatif sur l'environnement et que l'utilisation de dispersant n'est pas nécessaire à ce stade», précise Total dans son communiqué.

D'autres vols de surveillance étaient prévus mardi. En 1998, une gigantesque fuite de condensat de gaz avait causé l'une des pires catastrophes de l'histoire de l'exploitation pétrolière en Grande-Bretagne. L'explosion de la plateforme Piper Alpha avait alors fait 167 morts.

M. Hainsworth a évoqué plusieurs pistes pour régler la crise: forer un puits de dérivation, déverser des boues dans le puits endommagé ou laisser le gisement se vider de son gaz.

«Le scénario le plus optimiste est que le gaz dans cette zone n'est pas très productif et s'épuisera dans les jours et semaines à venir», a-t-il déclaré.

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