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Un avion détourné aux États-Unis en raison du "comportement erratique" du commandant

27/03/2012 08:30 EDT | Actualisé 27/05/2012 05:12 EDT

LOS ANGELES, 27 mars 2012 (AFP) - Un avion américain a été détourné mardi vers un aéroport du Texas en raison du "comportement erratique" du commandant, qui a évoqué en criant une alerte à la bombe d'Al-Qaïda avant d'être maîtrisé par les passagers, selon les autorités.

Le vol de la compagnie JetBlue, parti de New York à destination de Las Vegas, a dû atterrir d'urgence à Amarillo après l'incident provoqué par un "problème médical" du commandant, selon la compagnie aérienne.

Selon le site internet du journal Amarillo Globe-News, le commandant est sorti des toilettes en criant: "Irak, Al-Qaïda, terrorisme, nous allons tous nous écraser".

"C'était assez inquiétant, il avait l'air de vraiment flipper", a déclaré à la chaîne CNN l'une des passagères, Heidi Karg. "Ils ont essayé de le calmer, mais ils ont dû le maîtriser et un groupe de passagers s'est précipité à l'avant de l'appareil pour le contenir".

Gabriel Schonzeit, qui était assis au troisième rang, a déclaré au Globe-News que le commandant "avait commencé à crier des choses sur Al-Qaïda, sur le fait qu'il y avait sans doute une bombe dans l'avion et que nous allions tous nous écraser".

L'Aviation civile américaine (FAA) a précisé que le copilote avait commencé à s'inquiéter du comportement du commandant dans le cockpit.

"Quand le commandant a quitté le cockpit (pour aller aux toilettes), le copilote a verrouillé la porte", explique la FAA dans un communiqué.

"Quand le commandant a essayé de rentrer, il a été bloqué par les passagers. Apres l'atterrissage, les autorités locales ont pris le relais et il a été emmené en ambulance pour effectuer des examens médicaux", ajoute la FAA.

Un communiqué de JetBlue a évoqué pour sa part "un problème médical impliquant le commandant". Un autre pilote est monté à bord à Amarillo pour le remplacer, a précisé la compagnie.

M. Schonzeit a assuré au Globe-News que le pilote "paraissait être devenu fou. Nous savions tous, dans les premiers rangs, que s'il retournait dans le cockpit, nous allions nous écraser".