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Les belles soirées de Leblanc et St-Denis ont presque fait oublier la défaite

27/03/2012 11:44 EDT | Actualisé 27/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Canadien a peut-être bousillé une belle chance de récolter sa 30e victoire de la saison, mardi, face aux Panthers de la Floride. On retiendra toutefois de cette soirée le but en échappée de Louis Leblanc, à la suite d'une adroite passe du défenseur Frédéric St-Denis.

Ç'a été le fait saillant de la soirée du côté du Tricolore. Il y avait même là un signe, peut-être, qu'il y a quelques raisons d'être optimiste en ce qui concerne l'avenir, à moyen terme, du club montréalais.

Leblanc a eu droit à plus de temps de jeu que d'habitude, alors qu'il a passé 17:20 sur la patinoire en évoluant surtout aux côtés de Tomas Plekanec et Rene Bourque. Il en a profité pour s'illustrer — non seulement avec son but, mais en y allant aussi de quatre tirs au but et de quatre mises en échec.

Il a donc mieux fait que Bourque, qui a eu droit à 21:03 de jeu. Celui-ci a été limité à un lancer au but et trois mises en échec.

«C'est plaisant quand ton temps de glace augmente, a noté Leblanc après la défaite de 3-2 en fusillade des siens. On se sent mieux quand on joue plus, les jambes sont moins raides.

«Et jouer avec deux gars comme ça, ça aide, a-t-il ajouté en parlant de Bourque et Plekanec. J'espère continuer sur la même lancée.»

On a souvent vu Plekanec discuter avec Leblanc au fil du match.

«(Plekanec) donne de son temps à tout le monde dans l'équipe, a noté Randy Cunneyworth à ce sujet. Peu importe avec qui il joue dans son trio, il parle des responsabilités à prendre, des choses qu'il est possible de faire offensivement. Il est prêt à jouer avec n'importe qui et c'est un bon modèle pour ses coéquipiers. Il communique bien et c'est formidable pour les jeunes. Ceux-ci n'ont pas à avoir peur de lui poser des questions et de lui demander conseil.»

Leblanc a reconnu qu'il a été surpris de profiter d'autant de temps et d'espace pendant son échappée. Reste qu'il n'a pas eu le temps de voir qu'il y avait également deux autres joueurs du CH qui filaient vers Scott Clemmensen.

«J'ai eu droit à une belle passe de Fred (St-Denis). Ça arrive tellement vite, a souligné le no 71. Je n'ai pas vu qu'il y en avait qui me suivaient. Les gars se sont moqués un peu de moi dans le vestiaire. Ils m'ont dit, 'une chance que tu as marqué, sinon...' J'en aurais sûrement entendu parler longtemps!

«C'est tellement difficile d'avoir des chances claires de marquer dans cette ligue. Quand tu en obtiens, il faut que tu en profites», a par ailleurs noté Leblanc.

Cunneyworth a dit apprécier la progression du jeune attaquant jusqu'ici cette saison, lui qui en était à son 37e match dans la LNH.

«Il doit devenir plus costaud et plus fort, c'est sûr. En prolongation, il s'est fait battre de vitesse en repli, a indiqué l'entraîneur du Canadien. Mais ça reste un joueur qui n'a aucune crainte, qui a la volonté de se mettre le nez dans la circulation. Il a une bonne vitesse et une bonne vision du jeu.»

St-Denis a bien aimé sa soirée lui aussi. Il a montré un différentiel de plus-1 en 18:15 de jeu, dont 2:28 en désavantage numérique. Il a récolté la première mention d'aide de sa carrière, lui qui avait déjà un but à son actif.

«Louis s'est bien démarqué, et il a fait une belle feinte. C'est plaisant de contribuer offensivement comme ça», a dit le défenseur de 26 ans de son relais qui a mené au but de Leblanc.

«Un match comme celui-là me donne confiance, c'est sûr. Mais je dois quand même garder la tête froide en vue des prochains matchs — si je vais en jouer d'autres», a ajouté l'athlète de Greenfield Park.

Même si Yannick Weber prend du mieux, il ne faudrait pas se surprendre que St-Denis reste dans l'entourage de l'équipe. Cunneyworth estime que ce dernier a l'étoffe qu'il faut pour bien faire dans la LNH.

«Il joue de manière responsable, a noté l'entraîneur. Il lit bien le jeu. On le voit parfois se glisser au bon moment dans une séquence à l'offensive. Il a certainement l'intelligence pour le faire. Il n'est pas le plus gros ni le plus fort, mais il lit très bien les situations de jeu. Il prend des risques calculés. Défensivement, il a une approche simple et il donne un plein effort.»

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