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Un recours collectif contre la GRC est intenté par 150 agentes pour harcèlement

27/03/2012 04:12 EDT | Actualisé 27/05/2012 05:12 EDT
CP

VANCOUVER - Environ 150 agentes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) — anciennes et actuelles — sont prêtes à se joindre à un recours collectif destiné à dénoncer les pratiques de harcèlement sexuel qui auraient eu cours au sein de la police fédérale.

Une requête pour obtenir l'autorisation d'intenter le recours collectif a été déposée en Cour suprême de Colombie-Britannique au nom de Janet Merlo, qui a été policière de la GRC dans cette province pendant 19 ans.

Selon les documents judiciaires, il existerait au sein de la GRC une culture d'intimidation, de harcèlement et de discrimination systématique en fonction du sexe. Janet Merlo soutient qu'elle a été victime de violence verbale, de blagues impliquant des jouets sexuels, en plus d'être insultée par des collègues et des supérieurs hiérarchiques.

David Klein, l'un des avocats impliqués dans la poursuite, signale que ce recours collectif est intenté en raison de la frustration qu'éprouvaient les femmes face à cette situation, mais aussi face à l'absence de changements dans le type de gestion à la GRC.

Me Klein soutient que l'objectif principal de Janet Merlo et de plusieurs autres plaignantes est de modifier la culture au sein de l'administration — pour passer d'un milieu de travail empoisonné à un milieu accueillant pour les femmes.

Un porte-parole de la GRC, le sergent Greg Cox, a reconnu que l'organisation était au fait du recours collectif, et ajouté que ses dirigeants allaient prendre le temps de l'analyser soigneusement.

«Comme dans n'importe quelle organisation de grande taille, des situations conflictuelles peuvent surgir, incluant du harcèlement», a-t-il déclaré, dans un courriel.

«La GRC s'est donnée le mandat de fournir à tous ses employés un environnement de travail dépourvu de harcèlement, de discrimination et de tout conflit qui en résulte, où tous les employés sont traités avec respect et dignité.»

Un juge doit toujours décider s'il y a suffisamment de points en commun entre les allégations des policières pour aller de l'avant avec ce recours collectif, qui pourrait durer environ deux ans.