La première journée au Parlement du nouveau chef du NPD, Thomas Mulcair

Thomas Mulcair

Première Publication: 26/03/2012 17:19 Mis à jour: 29/03/2012 14:59

OTTAWA - À peine élu, Thomas Mulcair a fait ses premiers pas comme chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), lundi à la Chambre des communes, se disant ému d'être assis dans le siège de son ami Jack Layton.

Pas de répit pour le nouveau chef. Élu samedi à Toronto après une course à la direction de près de sept mois, M. Mulcair est revenu au Parlement avec son nouveau chapeau de chef.

Se levant pour la première fois du siège du chef de l'opposition officielle, M. Mulcair a eu droit à une ovation bien sentie de son équipe et à une série de compliments en Chambre de la part des candidats défaits de la course.

S'exprimant en français pour ses deux premières questions, le chef, nerveux et lisant ses notes, a choisi l'économie comme cheval de bataille pour attaquer le gouvernement.

Il a accusé les conservateurs d'inaction au sujet des pertes d'emplois dans le secteur manufacturier d'abord — dont le sujet chaud de l'heure, Aveos — puis du taux de chômage élevé chez les jeunes.

«Pendant notre campagne, on s'est concentré sur les emplois, on s'est concentré sur l'échec des conservateurs d'appliquer les règles de base du développement durable. Ce qui a eu un effet dévastateur sur le secteur manufacturier, des pertes de centaines de milliers d'emplois bien payés», a déclaré M. Mulcair à sa sortie des Communes, pour justifier son choix de questions, qui serait bien sûr scruté de près.

Histoire de s'assurer que les conservateurs aient ces enjeux en tête avant de mettre la touche finale au budget qui sera déposé jeudi, a-t-il dit.

D'ailleurs, son premier geste de la journée fut de rencontrer les employés mis à pied d'Aveos, venus à Ottawa pour parler au ministre des Transports, Denis Lebel.

Le chef néo-démocrate s'est de plus dit inquiet des pertes d'emplois que les compressions anticipées dans le prochain budget pourraient entraîner.

Appelé à commenter sa première journée à Ottawa comme chef, M. Mulcair y est allé d'une note personnelle.

«Honnêtement, je suis dans un état assez ému. Je suis dans le siège de mon ami Jack. Ça fait partie de ce qu'on va avoir à vivre», a-t-il dit, détournant temporairement les yeux.

Le chef s'est dit heureux de mener une équipe unie, mais il a toutefois perdu des joueurs depuis sa victoire dans la course à la direction.

Le directeur national du parti, Brad Lavigne, a claqué la porte dimanche, quelques heures à peine après l'élection de M. Mulcair. Lundi, ce fut au tour du directeur des communications du NPD, Drew Anderson, et de Raymond Guardia, un conseiller principal pour le Québec.

Mais Thomas Mulcair a aussi eu son lot de félicitations. Le premier ministre Jean Charest a été le premier à l'appeler dimanche matin, a-t-il confié. Et cela, même si M. Mulcair, alors ministre de l'Environnement, avait bruyamment claqué la porte du cabinet de M. Charest en 2006 en raison de divergence d'idées avec le premier ministre.

Mais au bureau du premier ministre Stephen Harper, c'est le silence radio.

Deux jours après le choix de M. Mulcair par les membres du NPD, M. Harper n'a toujours pas envoyé un mot, comme l'a pourtant fait le leader par intérim du Parti libéral, Bob Rae. Mais M. Mulcair ne s'en offusque pas. L'équipe conservatrice serait en contact avec la sienne et il n'en tient pas rigueur au premier ministre qui se trouve actuellement en Asie.

Les conservateurs n'ont toutefois pas passé sous silence l'arrivée du chef.

Le député conservateur Jeff Watson a utilisé sa déclaration de député en Chambre pour s'en prendre à M. Mulcair. Il l'a décrit comme un chef qui veut augmenter les impôts et les dépenses, pour ainsi tuer les emplois, un chef qui tient au registre des armes de chasse et qui est «mou» concernant la lutte au crime.

«Son programme d'impôts élevés, la personnalité du chef du NPD qui divise et son ambition impitoyable pourraient mettre les familles canadiennes à risque», a-t-il lancé aux Communes.

Pourtant un habitué des points de presse où il est normalement aussi à l'aise qu'habile, M. Mulcair était tendu lundi lorsqu'il a rencontré les médias.

Il a néanmoins eu cet avertissement pour les conservateurs: «ils sont très bons pour définir leurs adversaires; nous allons commencer à les définir».

Quant au chef libéral Bob Rae, il a refusé d'admettre que l'arrivée d'un chef expérimenté pour le NPD risque de porter ombrage à son parti. M. Rae avait beaucoup profité de l'attention médiatique pendant que les néo-démocrates se cherchaient un leader.

«Franchement, ça dépend de tout le monde. Ça dépend de nos performances dans la Chambre. Ça dépend de ce que nous faisons, la précision avec laquelle nous posons des questions, la vigueur avec laquelle nous posons des questions. Et pour ma part, moi j'ai pas l'intention de lâcher», a-t-il déclaré, légèrement agacé.

Il maintient que l'arrivée de M. Mulcair ne change pas grand-chose.

«La vie va continuer et nous allons continuer de faire notre travail», a dit le chef libéral.

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Publié par Geoffrey Dirat  | 
 
 
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09:59 sur 27/03/2012
Bon enfin, les NPD pourront se mettre au travail et là, nous pourrons juger de leurs performances.
Dans un premier temps, pour que ce parti puise avoir des chances de demeurer à l'opposition officielle aux prochaines élections, ils doivent commencer a montrer leurs présences en chambre et dans les débats.
C'est sur que Mulcair est probablement celui qui a le plus ce qu'il faut pour confronter les Conservateurs et il ne manquera pas de sujets mais là, fini la course et tous les NPD doivent se mettre au travail et sortir sur la place publique les entourloupettes des Conservateurs et ça non plus ça ne manque pas et ne manquera pas plus dans l'avenir, Harper est mort de rire depuis que Jack n'est plus, il fait ce qu'il veut et quasiment personne pour le dénoncer, un chance que Bob Rae en a sorti un peu

Et pour Reflexion01, oui, il faut réduire la taille de l'état, ça tous sont en accord mais pas uniquement dans les services qui servent ceux qui ne sont pas pro-conservateur ou dans le fait francophone, là si vous observez, c'est ça qu'ils font.

Les coupures des services de sauvetage en français sur le fleuve en est une belle démonstration, maintenant au Québec, si tu fait du bateau sur le fleuve, t'as avantage de parler anglais sinon ne te met pas dans le trouble, sinon ce sera We dont speak french ou sorry we dont understand...
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Reflexion01
Reflexion 101
07:31 sur 27/03/2012
Les Médias, comme Radio Canada, vont tout faire pour envenimer les relations entre Harper et Mulcair pour faire mousser le Bloc, c'est évident, à entendre ce qui se dit d'insensé tous les jours, dans les informations genre radio-trottoir.
(La dernière en date sur les isotopes Médicaux produits au Canada)

Mulcair a tout intérêt à dialoguer avec le Gouvernement élu sur les vrais enjeux.
Au risque de me répéter le temps des jobs factices et inutiles et des Gouvernements Providences sont F I N I S !

Comme le fait tranquillement Harper, on doit réduire impérativement la taille de l'État, favoriser les jobs productifs qui produisent un plus plus, et éliminer les jobs improductifs qui transforment notre société en système technocratique comme dans cette vieille Europe en faillite.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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22:03 sur 27/03/2012
Et dépenser dans de nouveau F35 ou bien dans de nouveaux sous-marins non fonctionctionnel ou encore dépenser des $ inutiles pour débarquer des oeuvres canadiennes en remplacement des photos de la reine en 8x8 sur du papier lustré ou encore subventionner l'industrie pétrolière à hauteur de 2 milliards par an et je ne parle pas des banques …

Bien sur quelle façon d’administrer le bien publique . Comme dirait graton … ils l'ont l'affaire les conservateurs …