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La mère russe d'Elise renvoyée en correctionnelle pour l'enlèvement présumé de sa fille

26/03/2012 03:48 EDT | Actualisé 25/05/2012 05:12 EDT

MARSEILLE, France - Irina Belenkaya, la mère de la petite Elise, enlevée par deux hommes en mars 2009 devant son père à Arles (Bouches-du-Rhône), a été renvoyée par un juge d'instruction d'Aix-en-Provence pour être jugée pour ces faits devant le tribunal correctionnel de Tarascon, a-t-on appris lundi auprès de son avocat, Me Bruno Rebstock.

Le procès a été provisoirement fixé au 22 mai prochain, son avocat ayant toutefois sollicité une demande de renvoi, car il doit plaider le même jour devant une autre juridiction.

Agée de 41 ans, Irina Belenkaya comparaîtra pour "soustraction d'enfant par ascendant et complicité de violences aggravées". L'enquête est désormais close. "Le pôle de l'instruction d'Aix-en-Provence avait été désigné pour mener les investigations, mais c'est le tribunal correctionnel de Tarascon qui reste la juridiction de jugement", a précisé Me Rebstock.

Irina Belenkaya avait été mise en examen en mai 2009, soit un mois après son arrestation en Hongrie, où elle tentait de fuir en compagnie de sa petite fille de trois ans. Le 20 mars 2009, l'enfant avait été enlevée dans une rue d'Arles sous les yeux de son père, qui avait été violemment agressé par deux hommes, en présence d'une femme qu'il pensait être Irina Belenkaya.

L'instruction a conclu que la mère était bien à l'origine de l'enlèvement. Deux hommes lui auraient proposé de l'aider à enlever l'enfant, ce qu'elle aurait accepté. Les auteurs directs des faits n'ont en revanche pu être ni identifiés, ni interpellés.

Jean-Michel André, le père d'Elise, avait ce jour-là était frappé par deux individus, qui étaient accompagnés d'une femme, dont on ignore s'il s'agissait d'Irina Belenkaya.

Cette affaire, sur fond de divorce transnational douloureux entre les parents, avait donné lieu ensuite à une série de vaines tractations entre autorités russes et françaises, afin d'aplanir la situation. Irina Belenkaya encourt au titre de la "soustraction d'enfant par ascendant", une peine qui peut aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement ferme. AP

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