La Cour d'appel invalide la loi canadienne sur la prostitution

Première Publication: 26/03/2012 04:26 Mis à jour: 29/03/2012 14:58

Brothels
La Cour d'appel de l'Ontario donne le feu vert aux maisons closes.

TORONTO - L'interdiction de tenir une maison close expose les prostituées à des risques, et cette disposition de la loi canadienne est donc inconstitutionnelle, a jugé lundi la Cour d’appel de l’Ontario. Le tribunal maintient toutefois qu'il demeure illégal de solliciter une personne dans la rue pour lui offrir des services sexuels.

Dans son jugement, le plus haut tribunal de l'Ontario a notamment indiqué qu'il était plus sécuritaire pour les prostituées de travailler dans un environnement «contrôlé», comme celui d'une maison close.

«C'est le début d'un nouveau printemps pour les travailleuses du sexe», a lancé lundi Me Alan Young, l'avocat qui avait porté la cause en Cour supérieure de l'Ontario.

Les gouvernements du Canada et de l'Ontario en appelaient de la décision de la Cour supérieure, qui avait invalidé en 2010 les lois fédérales interdisant de tenir une maison de débauche, de solliciter des clients à des fins de prostitution, et de vivre des fruits d'un tel commerce. La Cour avait alors estimé que ces trois lois exposaient les prostituées à des risques pour leur sécurité, et qu'elles violaient la Charte canadienne des droits et libertés en forçant les travailleuses du sexe à choisir entre leur liberté et leur sécurité.

Dans son jugement rendu lundi, la Cour d'appel reconnaît toutefois que la sollicitation sur la voie publique a des impacts sur la communauté environnante, et elle maintient ainsi l'interdiction d'offrir de tels services sur la rue.

Les travailleuses du sexe soutiennent que la loi contre les maisons closes est dangereuse pour elles puisque les risques de violence sont beaucoup moins importants lorsqu'elles peuvent exercer leurs activités à l'intérieur.

Selon l'une des trois femmes impliquées dans la cause, Valerie Scott, une travailleuse du sexe entourée de collègues court moins de risques d'être victime de violences. «C'est important pour les femmes de travailler ensemble, a-t-elle exposé. Si tout le monde devait travailler seul et de façon isolée, peu importe l'occupation, il y aurait plus de violence dans le monde.»

Du côté du Conseil du statut de la femme du Québec, on parle d'un «dangereux précédent» qui a de quoi inquiéter. «Le jugement rendu aujourd'hui (lundi) nous inquiète, notamment parce qu'il décriminalise les maisons de débauche», a estimé la présidente de l'organisme, Julie Miville-Dechêne. «Le jugement dit qu'on ne peut pas (les) interdire, et pour nous, c'est une décision inquiétante, parce qu'il faut comprendre que très souvent, ce sont des proxénètes qui sont à la tête de ces maisons de débauche et qui exploitent ainsi les femmes prostituées.»

Quant à l'organisme Stella, qui vise l'amélioration de la qualité de vie des travailleuses du sexe, il se réjouit en partie du jugement. Sa directrice générale, Émilie Laliberté, l'accueille avec «joie et confusion».

«Là où il y a un gros bémol, c'est par rapport à l'article qui interdit de communiquer dans un endroit public dans le but de se livrer à la prostitution», juge-t-elle. «C'est complètement insensé pour nous, parce qu'on sait que les personnes qui travaillent dans la rue sont justement celles qui subissent le plus l'application des lois et qui subissent le plus de violence.»

La Cour d'appel accorde un délai d'un an au gouvernement fédéral pour amender la loi, s'il le désire.

Le tribunal a par ailleurs jugé qu'il n'était pas de son ressort de se prononcer sur la question de la criminalisation de la prostitution. Son rôle était, plaide-t-il, de déterminer si les lois violent la Charte canadienne des droits et libertés.

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TORONTO - L'interdiction de tenir une maison close expose les prostituées à des risques, et cette disposition de la loi canadienne est donc inconstitutionnelle, a jugé lundi la Cour d’appel de lâ...
Publié par Jean-Philippe Cipriani  | 
 
 
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
13:03 sur 27/03/2012
Pas evident comme job..... legalisee ou pas, je me demande comment elles font pour accepter des hommes genre physiquement DSK, ou sales, puants, bref malades...
Franchement meme avec du fric, beaucoup de fric, je comprend qu'une partie doive etre gelee...
Meme constat au sujet de la prostitution masculine....
On est loin de Pretty Woman. et plus proche de macacadam cowboy.
J'espere qu'un jour ils , elles auront une meilleure vie.
pierre m de ruelle
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19:47 sur 26/03/2012
Comme si les salariés de Aveos ne seraient pas de la marchandise aux yeux de Air Canada … comme si toutes les cochonneries pas cher a la dolarama , Wallmart et cie n'aurait pas été fabriqué pas de la marchandise humaine … comme si comme si …..

Ce qui définis un individu sont ses choix … et la façon que l'ont respect cet individu … Une prostituée par choix et qui aime son travail est moins une marchandise qu'un employer de grande entreprise sur lequel on deal son avenir pour une question d'actionnariat , pour Harper la population canadienne est de la marchandise …
Pour la prostituée , il faut encadrer ce milieu pour en faire un milieu sur et contrôler . Il faut que le proxénétisme cesse .. Ces "putes" comme certains les appellent , doivent être en mesure de faire leurs activités librement et sans obligations

laquez-moi vos élans de cathos du siècle dernier et sortez du 18e siècle svp

Réveillez-vous calvince …
18:19 sur 26/03/2012
Même si le tabagisme existe depuis la nuit des temps, le fait de l'avoir légalisé n'a pas mis un terme a ces pratiques destrutctives. Pourtant a force de légiférer, de l'interdire, et de faire de l'éducation ça fini par diminuer. Dire que les humains ne se dérasseroint jamais de leurs comportements destructeurs est faux. Il faut y mettre beaucoup d,efforts mais on y arrivera si on intensifie la lutte. Les droits humains a l'intégrité physique et psychologique incluent le respect de la vie. des gens sont a un point en aut-destruction qu'ils se tiennent un discours intérieur de choix pour arriver a vivre tant bien que mal. Mais ça n'est pas en permettant au gens de se détruire dans des lieux plus propres avec des seringues propres qu'ils sortiront de leur auto-destruction. On doit les protéger contre eux-même et leur apprendre a s,aimer, se respecter, développer leur talents pour qu'ils trouvent en eux-même l'amour d,eux-même et de la vie.
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ToMo OhKa
Lanceur,Frappeur Ambidextre/Pitcher,Switch Hitter
15:51 sur 26/03/2012
Tout comme avec les drogues, si nous légalisons la prostitution, le crime organisé dans cette section s'effondrera. Comme avec l'alcool aux état unis ou cette même prostitution légale en hollande.
15:19 sur 26/03/2012
Les "travailleuses du sexe" quelle expression débile, unique au monde.
Parlons aussi des "travailleurs de la drogue", des "travailleurs du braconnage"... etc

La prostitution a toujours existé et elle a des visages, des réalités multiples. Elle saura toujours s'adapter aux changements. Le gouvernement peut chercher à la contenir et à l'encadrer mais il ne pourra jamais l'éliminer.
Le sexe et l'argent c'est fort!
Et c'est appelé à l'être de plus en plus dans nos sociétés consuméristes.
13:31 sur 26/03/2012
Avoir la tête dans le sable avec des lois qui ne change rien a la condition féminine sur la prostitution est un dénie mensongé!
Une prostitution encadré va stoppé les Pimps,Mac de ce monde et va généré des taxes et des impôts pour nos hôpitaux qui sont débordé de maladie transmise sexuellement et autre infection.la prostitution ne cessera jamais d'existé alors profiton s'en pour protégé les citoyens et cessé de ce voillé la face.
13:04 sur 26/03/2012
S'ils ont réussi a étirer assez les mailles du filets pour permettre les maisons closes ils faut les resserrer IMMÉDIATEMENT. Une société qui légalise la prosttitution, l'utilisation de l'humain comme d'une marchandise, d'un objet n'est pas une société démocratique qui respecte les droits humains. Alors qu'on change immédiatement la loi pour contrer ça.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
13:25 sur 26/03/2012
N'importe quoi, comme si vous pouviez enrayer le plus vieux metier du monde.

La seule chose que vous reussirez a faire, c'est de mettre en danger ceux qui font ce travail.

Y a pas a dire, il y a vraiement des gens qui n'evoluront jamais.
13:03 sur 27/03/2012
C'est quand même drôle qu'une femme puisse vendre son corps... à des compagnies de mode... à des compagnies pharmaceutique... mais elle ne peut pas le vendre à une autre personne?

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Ha, oui, j'oubliais... ce n'est pas pareille... qu'ils disent.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
vars2
13:32 sur 26/03/2012
Attention de faire style !
Attention de de mettre la démocratie !
Que croyez vous ?
Que ces travailleuses du sex ne font pas parti de la démos !
Alors, on fait comment ?
UN plus grand nombre sont démocratique, et le plus petit nombre ,on en fait quoi ?