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Colombie: 35 rebelles des FARC tués dans un raid mené par l'armée

26/03/2012 09:31 EDT | Actualisé 26/05/2012 05:12 EDT

BOGOTA - Un raid mené par l'armée colombienne dans un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) peu avant l'aube lundi matin a fait 35 morts du côté de la guérilla, ont annoncé les autorités militaires.

Les soldats ont plus tard capturé cinq insurgés, dont trois femmes, à une base située à Vista Hermosa dans la province de Meta, un bastion traditionnel des FARC.

L'armée a également saisi des armes et des ordinateurs. Le président colombien, Juan Manuel Santos, a révélé que trois rebelles avaient été blessés durant l'opération.

La semaine dernière, les militaires avaient tué 33 insurgés lors d'un raid sembable dans la province d'Arauca près de la frontière de la Colombie avec le Venezuela.

Fondées en 1964, les FARC ont essuyé plusieurs revers ces dernières années et souhaitent maintenant entamer des pourparlers avec le gouvernement colombien.

La guérilla a promis de relâcher 10 prisonniers, des soldats et policiers dont certains ont été pris en otages il y a 14 ans, au début du mois d'avril. Elle a aussi annoncé qu'elle renonçait aux enlèvements qui, avec le trafic de la cocaïne, lui a longtemps servi de moyen de financement.

En dépit de cette démonstration de bonne volonté, les FARC, qui comptent encore 9000 combattants, et l'armée n'ont pas mis fin à leurs opérations militaires respectives.

M. Santos, qui a été ministre de la Défense de 2006 à 2009, a déclaré que les forces armées colombiennes poursuivraient leur mission jusqu'au bout.

L'expert militaire Alfredo Rangel a prévenu que l'offensive du gouvernement pourrait pousser la guérilla à retarder la libération des détenus, qui devrait avoir lieu les 2 et 4 avril.

Il a toutefois ajouté qu'une telle décision serait dommageable pour la réputation des FARC sur le plan national et international.

Marleny Orjuela, qui a longtemps milité pour que les membres des forces de sécurité détenus par la guérilla soient libérés, s'est tout de même montrée optimiste lundi.

«Je ne pense pas que la libération sera annulée en raison de ces opérations», a affirmé Mme Orjuela, qui a été désignée pour accueillir les 10 captifs.

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