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Une Irakienne violemment battue chez elle succombe à ses blessures

25/03/2012 09:49 EDT | Actualisé 25/05/2012 05:12 EDT

EL CAJON, États-Unis - Une Irakienne découverte inanimée dans sa résidence près d'une note menaçante l'ordonnant de «retourner dans son pays», après avoir été battue, a succombé à ses blessures et les autorités policières enquêtent sur ce qui pourrait se révéler un «crime haineux».

Hanif Mohebi, directeur du chapitre de San Diego du Conseil des relations américano-islamiques, a confirmé que Shaima Alawadi avait été débranchée de l'appareil qui la maintenait en vie, samedi après-midi.

Selon M. Mohebi, qui a rencontré des membres de la famille, ceux-ci sont en état de choc et ils essaient de faire face au drame du mieux qu'ils le peuvent.

Mme Alawadi, une mère de cinq enfants âgée de 32 ans, était hospitalisée depuis que sa fille de 17 ans l'a retrouvée inconsciente, mercredi, dans la salle à manger de la résidence familiale en banlieue de San Diego, a rappelé le lieutenant de police Steve Shakowski.

Le lieutenant Mark Coit a reconnu qu'il était possible que ce drame soit catalogué comme un «crime haineux», mais ajouté qu'il devait explorer toutes les hypothèses.

Fatima Al Himidi, la fille de la victime, a déclaré à une station de télévision locale que sa mère a été battue à répétition à l'aide d'un démonte-pneu. La note disait «retournez dans votre pays, vous la terroriste», a-t-elle confié.

«Vous m'avez enlevé ma mère. Vous m'avez enlevé ma meilleure amie. Pourquoi? Pourquoi avez-vous fait cela?», a-t-elle lancé, en larmes, en s'adressant à la caméra.

Selon la police, la famille avait découvert une note semblable plus tôt en mars, sans jamais la rapporter aux autorités.

Fatimi Al Himidi a expliqué à une autre station de télévision que sa mère croyait que cette note, trouvée à l'extérieur de la maison, avait été écrite par un enfant qui voulait faire une blague.

Les deux fils et trois filles de Mme Alawadi sont âgés entre 8 et 17 ans.

El Cajon, une ville située au nord-est du centre-ville de San Diego, héberge quelque 40 000 immigrants irakiens, ce qui en fait la deuxième plus importante communauté du genre aux États-Unis, derrière celle de la région métropolitaine de Detroit.

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