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Un séisme d'une magnitude de 7,1 frappe la côte centrale du Chili

25/03/2012 07:29 EDT | Actualisé 25/05/2012 05:12 EDT

SANTIAGO, Chili - Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,1 a secoué la côte centrale du Chili, dimanche, le plus long et le plus puissant, selon plusieurs résidants touchés, depuis le puissant séisme qui a ravagé le pays il y a deux ans.

Il s'agit du deuxième séisme d'importance en autant de jours dans le centre du Chili, après celui de 5,1 enregistré samedi matin à Santiago, la capitale, et qui n'a fait aucun blessé ni dommage malgré sa localisation.

Les autorités n'ont rapporté aucune victime liée au séisme de dimanche ni dégât majeur. Mais à Parral, une ville située à 370 kilomètres au sud de Santiago, le maire Israel Urrutia a affirmé qu'une femme de 74 ans avait succombé à une crise cardiaque pendant la secousse, une mort qu'il a imputée à la catastrophe.

Le plus récent séisme s'est produit à 19 h 30 à environ 27 kilomètres au nord-nord-ouest de Talca, une ville de plus de 200 000 habitants dont plusieurs ont confié que la secousse avait duré environ une minute. Selon le centre d'études géologiques des États-Unis, il est survenu à une profondeur de 30 kilomètres.

Des édifices ont bougé à Santiago, située à 219 kilomètres au nord, et des citoyens vivant sur un territoire couvrant 770 kilomètres, le long de la côte centrale du pays, ont été avisés de se diriger vers des endroits en plus haute altitude.

Des résidants de Constitucion, fortement touchée par le tsunami provoqué par le séisme d'une magnitude de 8,8 en 2010, ont été particulièrement inquiétés. La panique était aussi palpable à Santiago et dans d'autres villes, des gens sortant à toute vitesse des gratte-ciel. Des secteurs ont été partiellement ou complètement privés d'électricité et le service téléphonique a été perturbé en raison des nombreuses tentatives d'appels.

Dans les terres, où des répliques sismiques étaient ressenties, de nombreux citoyens préféraient rester à l'intérieur plutôt que de retourner dans leurs résidences.

Selon le ministre de l'Intérieur Rodrigo Hinzpeter, qui agissait à titre de président par intérim en l'absence de Sebastian Pinera, en Asie, quelques personnes ont été blessées, mais aucune sérieusement. M. Hinzpeter a ajouté que les autorités effectuaient des tournées des régions touchées pour évaluer l'ampleur des dommages.

Les services hydrographiques et océaniques de la Chili et le Centre national des opérations d'urgence ont retiré un avertissement de tsunami pour la majeure partie de la côte centrale après que des analyses eurent démontré que ce séisme n'était pas du genre à provoquer des vagues meurtrières.

Mais l'alerte a été restaurée dans la région la plus près de l'épicentre après que les autorités policières eurent remarqué que l'océan avait reculé d'environ 40 mètres par rapport à la rive dans les villes d'Iloca et de Duao. Un tel phénomène, parfois, est un signe précurseur d'un tsunami.

Par mesure préventive, et aussi parce qu'ils se souvenaient des événements de 2010, de nombreux résidants riverains sont restés loin des côtes. Il y a deux ans, le gouvernement chilien avait affirmé qu'il n'y aurait pas de tsunami mais peu de temps après cette évaluation, de fortes vagues ont frappé, causant 156 morts parmi les 524 victimes du sinistre.

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