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Fermeture de la SAQ du Château Frontenac: perte pour les produits du terroir

24/03/2012 11:19 EDT | Actualisé 24/05/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - La fermeture annoncée de la petite succursale de la Société des alcools du Québec au Château Frontenac risque de nuire à la visibilité des produits du terroir dans le Vieux-Québec, soutient la présidente du syndicat des employés de magasins et de bureau de la SAQ, Katia Lelièvre.

Pour le syndicat, la petite boutique qui ne compte que deux employés permanents et quelques temps partiels était rentable, même si, selon la SAQ, elle ne rencontrait pas les «normes d'efficacité des autres succursales».

Katia Lelièvre demeure convaincue que si la SAQ souhaite fermer son point de vente du Château Frontenac, elle doit à tout le moins chercher à maintenir une vitrine dans le Vieux-Québec, qui constitue un pôle touristique névralgique pour la province.

La SAQ du Château offrait à ses clients de nombreux produits du terroir et des cidres uniques au Québec. Pour protester contre la fermeture annoncée en avril, et pour faire découvrir plusieurs produits québécois, une fête familiale a été organisée par le syndicat, tout près du Château, en présence de producteurs de cidres et de produits alimentaires.

Katia Lelièvre demande une intervention politique pour éviter de faire disparaître la SAQ du paysage du Vieux-Québec. Le maire Régis Labeaume aurait d'ailleurs demandé une rencontre avec la SAQ.

La SAQ souhaite fermer quatre succursales au Québec, outre celle du Château Frontenac, celles des quartiers Pointe-Saint-Charles et Côte-des-Neiges à Montréal et celle du centre-ville de Trois-Rivières devraient sous peu cesser leurs activités.

«Ce n'est pas privé la SAQ, ça appartient au gouvernement!», estime Katia Lelièvre selon qui, la décision de la Société d'État pourrait être politique.

Le syndicat s'inquiète également de la stratégie commerciale de la SAQ qui ne tient pas compte, selon lui, des désirs des consommateurs.

«La SAQ délaisse les centres urbains pour se rendre dans les grands centres commerciaux, ce n'est pas ce que souhaite la population», conteste Mme Lelièvre.

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