NOUVELLES

Des violences éclatent dans le nord du Nigéria

24/03/2012 09:39 EDT | Actualisé 24/05/2012 05:12 EDT

MAIDUGURU, Nigéria - Une fusillade a fait rage pendant plusieurs heures, samedi, dans une localité du nord du Nigéria considérée comme la ville spirituelle d'une secte islamiste radicale. Au cours de la même journée, une voiture piégée a explosé pendant un affrontement armé qui a éclaté dans une autre ville de cette région agitée, selon des autorités. Au moins six personnes ont été tuées lors de ces incidents.

Le bruit des tirs et des déflagrations a été entendu un peu partout dans la ville de Maiduguri, où se trouvait autrefois la plus imposante mosquée d'une secte connue sous le nom de Boko Haram.

Pendant l'affrontement armé, des soldats ont contraint plus de 200 habitants à se coucher face contre terre sur l'asphalte brûlante d'une importante route de la ville, non loin du désert du Sahara.

Un témoin à Maiduguri a affirmé que les militaires avaient demandé à ceux qui avaient été rassemblés de demeurer en position couchée jusqu'au petit matin.

Le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Sagir Musa, a déclaré que la bagarre armée avait débuté près de la principale gare ferroviaire de la ville, à l'emplacement de l'ancienne mosquée de la secte Boko Haram.

Selon lui, quatre membres soupçonnés d'appartenir à la secte auraient péri au cours de ces affrontements. Le lieutenant-colonel Musa n'a toutefois pas fourni plus de détails sur les victimes du côté des forces de sécurité.

Pendant ce temps, dans la ville septentrionale de Kano, l'armée a dit avoir tué deux membres présumés du groupe Boko Haram au cours d'une attaque qui a grièvement blessé deux soldats après qu'un véhicule bourré d'explosifs eut sauté. Une descente de l'armée était en cours lorsque la voiture a explosé.

Quatre femmes et huit enfants ont été arrêtés par les soldats après l'explosion, a précisé le brigadier-général Iliyasu Abba.

Boko Haram signifie «L'éducation occidentale est un sacrilège». La secte est soupçonnée d'avoir été impliquée dans plus de 360 assassinats au cours de la dernière année, selon un décompte réalisé par l'Associated Press.

La secte a refusé de prendre part aux pourparlers de paix avec le gouvernement du Nigéria. Le groupe demande l'introduction de la charia à travers le pays, même dans les régions chrétiennes, et la libération de certains de ses membres qui se trouvent derrière les barreaux.

PLUS:pc