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Un projet de base navale serait amoindri en «station-service» dans l'Arctique

23/03/2012 06:49 EDT | Actualisé 23/05/2012 05:12 EDT

EDMONTON - Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a déclaré vendredi que l'amoindrissement d'un projet de base navale en Arctique afin d'en faire ce que certains appellent une station-service navale n'aura pas d'impact sur l'intention du Canada de surveiller le passage du Nord-Ouest.

De passage à Edmonton, le ministre a affirmé que le gouvernement ne s'attendait pas à «une perte de fonctionnalité» et qu'il entrevoyait plutôt améliorer celle-ci «en ayant une escale de ravitaillement en eaux profondes à Nanisvik».

Une proposition révisée amoindrit ou élimine presque tous les projets pour l'installation d'une base navale sur la pointe nord de l'île de Baffin, à l'entrée est du passage du Nord-Ouest. Dans les documents de planification du gouvernement, il est inscrit que Nanisvik ne pourrait pas accueillir le type d'activités prévues au départ.

Le document soumis à un organisme de réglementation environnementale par le ministère de la Défense le 24 février indique que «la fonctionnalité des installations serait réduite». Il se garde de spécifier la manière dont les coupes affecteront les opérations menées par la Marine dans le nord du pays, mais présente clairement ce qui sera éliminé.

Les immeubles à bureaux, les logements et les ateliers ont tous été retirés des plans. La reconstruction et l'amélioration du port a lui aussi été repoussé de plusieurs années.

Les projets d'installations de communications permanentes ne sont plus envisagés, tandis que ceux visant à emmagasiner assez d'essence pour une période de deux ans ont été coupés de moitié.

L'installation maritime de Nanisvik était au coeur du discours sur l'Arctique «utilisez-le ou perdez-le» qu'a prononcé le premier ministre Stephen Harper en 2007. Elle a maintenant été réduite à un entrepôt non chauffé, un petit dépôt d'hydrocarbures et une jetée des années 1970.

Un expert de la défense de l'université de Calgary, Rob Huebert, a qualifié ce qu'il restait des plans de «station-service».

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