La série Mad Men enfin de retour pour une cinquième saison

Le Hufffington Post Québec   Première Publication: 23/03/2012 19:30 Mis à jour: 23/03/2012 19:30

Mad Men
Mad Men

La populaire série télévisée Mad Men reprendra l'antenne ce dimanche à 21 heures sur la chaîne AMC. Que nous réserve cette cinquième saison?

Vous serez renversés d'apprendre que l'action se situe en 2025. Après avoir ingéré des médicaments anti-vieillissement, Don Draper et ses collègues décident d'ouvrir une nouvelle agence de publicité sur la Lune. La plupart de vos personnages préférés sont encore là. Cependant, des robots mal intentionnés à la solde de Ted Chaough ont transformé Joan et Roger en lézards, ce qui les rend méconnaissables.

Trêve de plaisanteries, il n'y aura rien de tel dans l'épisode intitulé «A Little Kiss». Mais le réalisateur Matthew Weiner restreint notre liberté d'expression, et je ne pouvais résister à l'envie de divaguer. Pour M. Weiner, révéler le moindre petit détail équivaut en effet à vendre la mèche. Celui-ci a émis deux communiqués pour en avertir les journalistes. J'ose quand même affirmer que le mot «haricots» sera prononcé lors de ce premier épisode, en espérant que les brutes à la solde d'AMC ne me donneront pas une raclée pour si peu.
Pour revenir au véritable contexte de la série, l'année précise où reprendra l'action doit demeurer secrète, et le public attend avec impatience de découvrir une panoplie de nouveaux costumes, décors et accessoires d'époque.

Or le charme de Mad Men ne se limite pas aux détails, car ses meilleurs épisodes ont su explorer les tréfonds de la psyché humaine. Depuis 2007, par exemple, Don Draper a beaucoup évolué. Le coureur de jupons et concepteur publicitaire à la carapace d'acier est devenu un homme beaucoup plus vulnérable.

En outre, la série a soulevé des questions existentielles très épineuses. Quel est le sens de la vie? Comment est-il possible d'établir des relations satisfaisantes avec autrui? Dans un monde professionnel en mutation, quelle place devons-nous accorder à l'ambition personnelle et à la compétition? Lorsque rien ne va plus, où devons-nous tracer la ligne?

Jusqu'à maintenant, ces questions existentielles ont été habilement entrecoupées de répliques assassines, d'humour incisif et d'ébats amoureux torrides. Pour que la cinquième saison soit à la hauteur de la précédente, il faudra que la recette soit renouvelée et que le dosage demeure parfait.

Cela étant dit, la seule manière de vous présenter l'épisode de dimanche sans soulever la colère des producteurs est de le comparer à un cadeau de Saint-Valentin. A Little Kiss est un buffet destiné à faire plaisir. Si vous aimez le sarcasme de Roger (John Slattery), la débrouillardise de Peggy (Elisabeth Moss), la retenue toute britannique de Lane (Jared Harris) et le sens de l'organisation de Joan (Christina Hendricks), alors dites-vous que la table sera mise à la perfection.

Les dialogues de cet épisode spécial de deux heures permettent de donner l'heure juste par rapport aux personnages. Nous savons où ils en sont rendus dans leur vie, sans toutefois apprendre ce qui leur est arrivé depuis la fin de la saison précédente. Ne vous attendez à aucune révélation choc. Toutefois, un certain nombre d'ambitions et de rivalités s'entremêlent et la série reprend immédiatement sa vitesse de croisière.

Sans être le meilleur épisode de Mad Men, «A Little Kiss» nous replonge agréablement dans le milieu des années 60. Mais qu'importe! Les admirateurs de la première heure ont attendu ce moment si longtemps que le simple fait de revoir leurs personnages favoris les satisfait amplement.

Allez hop, un whisky pour fêter ça!

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