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Grâce à Brad Staubitz, les joueurs du CH sont devenus plus solidaires

23/03/2012 11:56 EDT | Actualisé 23/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Mine de rien, le match de vendredi entre le Canadien et les Sénateurs a duré plus de deux heures et demie, à cause des nombreuses bousculades et échauffourées impliquant plusieurs joueurs des deux équipes. Mais les joueurs de Randy Cunneyworth n'ont pas reculé.

Dans un match où 144 minutes de pénalités ont été décernées, dont 92 du côté des Sénateurs, Chris Neil (33 minutes) et Zenon Konopka (19) ont été les plus actifs chez les visiteurs. Ç'a été mieux réparti au sein du CH mais Brad Staubitz, Ryan White et Mike Blunden ont signalé que les leurs n'allaient pas se laisser intimider, et leurs coéquipiers ont suivi.

Selon David Desharnais, Staubitz a donné le ton en livrant un combat à Konopka en première période.

«Ç'a fait toute la différence du monde, a déclaré le petit joueur de centre. On n'a pas eu à se préoccuper de cet aspect du jeu. White était là aussi, mais (Staubitz) a décidé que c'est lui qui y allait, alors c'est quelque chose qui fait du bien à White de savoir qu'il y en d'autres qui peuvent le faire aussi.»

«Quand une équipe prend une forte avance aussi rapidement, un match peut facilement basculer du côté de la robustesse, a noté Staubitz. Je crois que nous avons bien réagi à ce niveau. J'ai quand même essayé de rester loin du banc de pénalités le plus possible.»

Selon Randy Cunneyworth, même si Staubitz fait une différence depuis qu'il s'aligne avec le Canadien, il reste important que tous les autres joueurs montréalais l'épaulent pour montrer qu'ils apprécient ses efforts de pugiliste.

«Ce n'est rien enlever à Staubitz de dire que nous pouvons tirer une certaine force quand nous adoptons une approche collective dans cet aspect du jeu, a souligné l'entraîneur du Tricolore. Si tout le monde se tient, c'est une force dont il faut tenir compte. Un gars ne peut tout faire à lui seul. Alors quand l'adversaire initie des confrontations devant le filet, il faut réagir en conséquence. Et c'est ce que nous avons fait (vendredi) soir. Ils ont provoqué la plupart des confrontations et nous n'avons pas reculé.»

«Ça part avec (Staubitz et White), mais il faut que tout le monde soit plus coriace, il faut que ce soit plus dur de venir jouer dans notre aréna», a ajouté Desharnais.

«On veut être plus une équipe sur la glace et ça, ça commence avec notre façon de réagir dans les mêlées», a ajouté le no 51, qui a également eu maille à partir avec quelques joueurs des Sénateurs après les coups de sifflet. «Que ce soit White ou Staubitz, moi ou les joueurs qui sont moins robustes, on y allait, et c'est ça qu'il faut faire. Ça te met dans le match.»

Carey Price en est un autre à qui cette solidarité fait plaisir. Les joueurs adverses lui envoient moins de neige au visage en se dirigeant vers son filet.

«C'est vrai, a reconnu le gardien. L'équipe en face hésite un peu plus en se présentant au filet. (Les Sénateurs) ont essayé de foncer vers moi, ils essayaient de provoquer des choses, mais les gars étaient prêts à se soutenir les uns les autres.

«Quand les gars se tiennent les uns les autres, tu peux avoir une attitude plus frondeuse. Tu joues de manière plus coriace quand tu sais qu'il y a quatre autres gars qui te protègent sur la glace, a ajouté Price. Ça donne plus de confiance à tout le monde.»

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