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Côte-Nord : Bernard «Rambo» Gauthier est acquitté

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(Radio-Canada.ca)

Bernard « Rambo » Gauthier pourra continuer à représenter les travailleurs de la FTQ. Le juge Michel Babin l'a acquitté des accusations d'intimidation portées contre lui. Il a également blanchi deux autres représentants de la FTQ, Maxime Létourneau et Marc Bérubé qui étaient accusés de harcèlement.

En visioconférence depuis Québec, le juge Michel Babin a rendu vendredi un verdict de non-culpabilité. Le magistrat a conclu qu'il n'y avait pas eu d'intimidation ni de harcèlement, au sens de la Loi.

Bernard Gauthier était accusé d'avoir intimidé un employeur au chantier du lac Bloom, près de Fermont, en février 2009. Il était aussi accusé d'avoir tenté de priver un employeur de sa liberté d'embauche en août 2009.

Au terme d'un procès de deux jours en février dernier, le juge Babin avait pris la cause en délibéré.

La Direction des poursuites criminelles et pénales avait fait entendre cinq témoins au cours de ce procès. La preuve déposée par la Couronne reposait essentiellement sur le ton autoritaire utilisé par Bernard Gauthier lors d'une conversation téléphonique avec le président de la compagnie Raynald Côté Inc, Marc Riverin.

Quant à Maxime Létourneau et Marc Bérubé, la Couronne leur reprochait d'avoir multiplié les visites sur le chantier du lac Bloom afin de vérifier l'allégeance syndicale des travailleurs.

Dans les trois cas, le juge Michel Babin de la Cour du Québec a conclu que la procureure au dossier, Cathie Fortin, n'avait pas réussi à démontrer, hors de tout doute, la culpabilité des accusés.

Bernard Gauthier aurait pu perdre le droit de représenter les travailleurs pendant cinq ans, s'il avait été reconnu coupable.

Encore plusieurs combats à livrer

Bernard Gauthier accueille le verdict avec satisfaction. « Ça fait du bien. La guerre n'est pas encore gagnée. Il reste encore deux ou trois batailles à venir, mais ça fait du bien. »

Quant à l'avocat de la défense, Robert Laurin, il précise que la preuve présentée devant un juge, avec possibilité de contre-interroger les témoins, vaut mieux que des témoignages livrés derrière des paravents. L'avocat faisait ainsi référence aux différentes allégations d'intimidation formulées contre la FTQ dans le cadre de la série Enquête.

La direction des poursuites criminelles et pénales étudie le dossier avant de décider si elle interjettera appel du jugement.