Droits de scolarité: Le premier ministre Jean Charest reste inébranlable

Jean Charest

Première Publication: 22/03/2012 10:45 Mis à jour: 22/03/2012 15:26

QUÉBEC - Les grandes manifestations n'y changeront rien: la hausse des droits de scolarité est inéluctable, a tranché jeudi le premier ministre Jean Charest.

De l'avis du premier ministre, les leaders étudiants ont tort d'accuser le gouvernement de faire la sourde oreille, eux qui avaient claqué la porte de la «Rencontre des partenaires de l'éducation» en 2010 pour ne pas débattre de l'augmentation des frais de scolarité.

«Ils ont choisi de boycotter la discussion, malheureusement. Depuis, nous avons fait une réflexion. Nous avons fait un choix fondé sur notre volonté d'avoir un système d'enseignement postsecondaire de calibre mondial et de se donner les moyens pour y parvenir», a dit M. Charest.

Le débat sur les droits de scolarité perdure depuis des années au Québec et la décision du gouvernement, longuement mûrie, «reflète une politique juste», a poursuivi le premier ministre.

Même après la hausse de 1625 $ sur cinq ans des droits de scolarité, l'effort financier des étudiants québécois sera moindre — en proportion — que celui exigé à la cohorte des années 1960, a-t-il justifié.

Au terme de l'exercice, ce sont les contribuables qui continueront d'assumer l'essentiel de la facture alors que la part des étudiants ne sera que de 17 pour cent du coût total de leur formation, a insisté le premier ministre.

Plus tôt en matinée, la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a de nouveau fait la leçon aux leaders étudiants à l'origine des entraves à la circulation et des gestes de «perturbation économique».

S'en prendre aux travailleurs qui paient la note n'aidera pas la cause étudiante, a-t-elle soutenu.

«C'est un peu mordre la main qui nous nourrit. Les étudiants disent: 'je ne veux plus rien payer du tout ou je ne veux pas augmenter ma contribution'. Mais l'argent doit venir de quelque part. Si on nuit à l'activité économique, si on empêche des gens d'aller au travail, c'est carrément mordre la main de celui à qui on veut refiler la facture», a a dit la ministre.

Pendant qu'il est question de coups d'éclat et de blocus des voies publiques, les vrais enjeux du débat sont occultés, a de son côté déploré le coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

«Le débat aujourd'hui, c'est le débat sur l'avenir de l'éducation, l'accessibilité de l'éducation, l'avenir de tout le Québec. Tout le reste, ces histoires de contestation, de manifestation, de blocage de pont, de quelques grabuges ne font que dévier du véritable enjeu», a argué le leader de gauche en point de presse.

S'il ne cautionne pas «tout le détail de ses actions», le député de Mercier s'est dit «fier» de l'engagement de sa fille, interceptée par la police après avoir participé mardi au blocage du pont Champlain sur la Rive-Sud de Montréal avec un groupe de manifestants.

«Je suis solidaire de ma fille, j'aime ma fille et je suis fier de ce qu'elle fait. Elle est très engagée, c'est ce qu'elle a reçu comme éducation de ses parents. (...) Si elle a besoin de moi pour payer sa contravention, je vais la payer», a-t-il dit.

Le premier ministre a quant à lui décoché quelques flèches en direction de sa vis-à-vis de l'opposition péquiste, Pauline Marois, qui évite de révéler ses vues sur le financement des études postsecondaires.

Mme Marois promet en effet d'annuler la hausse décrétée par les libéraux une fois portée au pouvoir mais ne formule aucune proposition de rechange, si ce n'est la tenue d'un vaste sommet sur l'enseignement supérieur.

Le refus de Mme Marois de prendre position sur la question du financement universitaire est un «échec de sa part» et un «manque de leadership», a déclaré M. Charest.

«Après des années de débat, elle devrait être en mesure (de prendre position). Je regrette infiniment qu'elle n'assume pas de leadership sur cette question et qu'elle choisisse d'écouter l'aile gauche», a-t-il relevé.

En vertu du rajustement annoncé par le gouvernement libéral, les droits annuels de scolarité au Québec passeront de 2168 $ à 3793 $.

Pour Mme Marois, il s'agit-là d'une augmentation «brutale» que n'ont pas les moyens d'encaisser les étudiants.

«Les jeunes ont parfaitement raison de se battre contre cette hausse. Aucun n'accepterait une hausse des tarifs d'électricité, de taxes ou d'impôts de 75 pour cent», a-t-elle lancé à l'occasion d'une activité à Montréal.

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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13:16 sur 23/03/2012
Je suis d'accord avec nos étudiants. Réclamer, exiger et chiâler! Participer à des manifestations et se peinturer de rouge. Exiger la gratuité. Il est si bon, judicieux et fin que ce soit les moins nantis qui en prennent le fardeau financier.
13:00 sur 23/03/2012
Une proposition! Pourquoi ne pas décréter, pour quelques années, un lock-out, des institutions universitaires? Ainsi les étudiants grévistes gagneraient leur cause. Ils n'auraient aucune cent à sortir de quel que travail que ce soit.
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
10:11 sur 23/03/2012
Le courage pour certains, est de se cacher derriere des pseudos... un peu comme certains manifestants cagoules, et crier, chialer, insulter, casser...
Je repete, nous sommes dans une societe de droit, democratique, qui aux 4 a 5 ans nous donne le choix de choisir nos representants.
Libre a nous de les elire , de les reporter au pouvoir ou pas.
Maintenant entre temps le gouvernement est la pour gouverner, le peuple pour travailler, afin d'aider la collectivite a nous sortir du trou...
Moi la dessus je m'en vais participer a la vie economique plutot que virtuelle.
Bon courage
pierre m de ruelle
Ile des soeurs
Quebec. Canada
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
09:35 sur 23/03/2012
j'espere que le gouvernement , pour une fois ne va pas lacher.
Question de principe me semble t il.
Maintenant aux utilisateurs payeurs, le droit de s'exprimer,
Question:
Quel est le % de la population qui paye des impots?

Libre au prochain gouvernement de changer cette politique, ( ce dont je doute fort en nous sussurant, vu l'etat des finances publiques que l'ancien gouvernement nous a laisse nous sommes dans l'impossibilite d'acquieser a vos demandes, mais ne vous en faites pas, nous allons travailler fort pour ZZZZZZZZZZZZ!)

Mais pas a cette populace de dicter nos lois dans la rue...

Sinon c'est l'anarchie.


pierre m de ruelle
09:54 sur 23/03/2012
Un gouvernement qui ne réagit pas en découvrant que son chef est un mercenaire qui se fait grassement payer sous la table par des intérêts occultes est un gouvernement sans principes. C'est plutôt un attroupement d'individus de mentalité mafieuse...
11:56 sur 23/03/2012
"...son chef est un mercenaire qui se fait grassement payer sous la table par des intérêts occultes..." c'est quoi cette connerie? Une autre affirmation gratuite, sans preuve qui entretient la mission que tu te donnes de détruire un gouvernement démocratiquement élu. La liberté d'expression dans ce pays n'exclut pas le sens de la mesure.

Au lieu de chiâler, tâche donc de proposer des éléments de solution pour te donner plus de crédibilité. Implique - toi en politique active, fais-toi élire. Tu vas découvrir la face cachée de la politique et ses limites.

Perso, je l'ai fait pendant 15 ans. Pas pour me vanter mais j'ai été élu 3 fois dont 2 sans opposition. Je faisais la "job", j'ai mené plusieurs dossiers difficiles avec succès dans un contexte souvent de contestation au départ.

Il faut que tes bottines suivent tes babines, PROO42!!!!! sinon ta crédibilité est nulle.
08:20 sur 23/03/2012
Un journal de "gauche" infiltré par des réactionnaires.... Les cégépiens ont un age moyen de 19ans, pour ce qui est des universitaires on peut donc extrapoler que c'est au dessus de 20ans... peut-être est-ce encore trop jeune aux yeux de certains. Alors les considérer comme des "enfants" n'est que mépris malgré certain démentis. Ça sent le robot-blogues par ici.
06:04 sur 23/03/2012
Il s'est peinturé dansle coin en partant comme un épais qu'il est. Aujourd'hui son égo surdimentionné lui empeche de faire quoique ce soit qui lui ferait perdre la face. Mais c'est pas grave qu'il déclenche des élections on va le regler son probleme d'égo.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
spaceknife
05:56 sur 23/03/2012
Jean Charest et ses "carpettes" affairistes, arrivent à l'échéance de leur mandat .

Grand bien nous en fasse.

Les commentaires de ses suppôts montrent bien ou sont leurs intérêts .
AU plus fort la poche .

Quelle "peau de vache"
04:31 sur 23/03/2012
J'espère qu'il ne pliera pas comme la dernière fois en 2005 et comme Marois en 2001 ou 2002(je sais, personne s'en souviens de celle là surtout que maintenant,elle dis le contraire *MDR*)
ce que je déplore, est que la seule manière que les étudiants ont trouvé pour corriger le système d'éducation est la grève illégale..
Ils doivent avoir des génies dans leur groupe,pourquoi (à la place de la grève,ils ne trouvent pas une solutions ou dces preuves à la mauvaise gérance de l'argent en place? avec ces résultats, tout le monde seraient content car si le gouvernement n'hausse pas les tarifs,c'est encore NOUS qui devront payer pour les études de nos enfants.
J'vous dis. avoir encore 20-30 ans, j'en trouverais des solutions ou des preuves à la place de grèver comme un grand bébé gaté.
05:00 sur 23/03/2012
Un triste mercenaire qui rampe en vers de terre est incapable de plier. John James Charest en est à ses derniers mille politiques. L'incompétent en chef en est à positionner ses pions hors politique. Il ira sûrement s'aligner à l'écurie de concierge de Power Corp.

Son entêtement, aussi maladif que celui qu'il a signé vis-à-vis l'institution d'une commission d'enquête sur la construction, ne peut que lui ouvrir la voie vers une démission. La possibilité de voir faire la une des téléjournaux la protestation des étudiants et le déferlement de témoignages incriminants de la commission Charbonneau ne peut que lui recommander une fuite en avant pour aller se cacher à l'ombre de Sagard. La grève étudiante n'aura-t-elle réussi qu'à débarrasser le Québec de ce triste mercenaire qu'elle aura été justifiée.
05:54 sur 23/03/2012
Contrairement à ce que tu écris, la grève n'est pas la « dernière manière » offerte aux étudiants pour corriger la situation, mais la seule. Déjà en 2010, répondant aux seules recommandations du Conseil du Patronat, John James informait les étudiants, lors d'une consultation bidon, que la hausse de leurs frais de scolarité avait été décrétée sans les avoir consultés.

D'entendre le démagogue en chef répéter ad nauseam que les étudiants avaient quitté la table de négociation alors que les seules négociations tenues l'avaient été sans les étudiants et en privé démontre la pourriture intellectuelle qu'est le premier sinistre du Québec.
23:24 sur 22/03/2012
Donner des milliards à la mafia italienne et refiler la facture aux étudiants, très fort.
23:21 sur 22/03/2012
Amir Khadir aura à répondre de ce qu'il fait aux étudiants et à toute la population du Québec. On se souviendra longtemps du rôle qu'il aura jouer dans toute cette histoire.
23:26 sur 22/03/2012
Les héros de ce débat c'est le mouvement étudiant pour s'être levés contre ce gouvernement corrompu, Khadir n'a qu'un rôle d'acteur de soutien.
05:05 sur 23/03/2012
Tout à fait. Le peuple du Québec peut déjà comparer les explications et les justifications intelligentes des leaders étudiants et les insignifiances méprisantes vomies par John James et par sa minus de l'éducation pour tenter de se justifier.
06:02 sur 23/03/2012
La position d'Amir Khadir est de la même trempe que celle qui a motivé les politiciens visionnaires qui répondaient présent aux recommandations de la Commission Parent. Il est de cette qualité de politiciens qui ont formé l'Équipe du tonnerre et du premier gouvernement de René Lévesque.

Retiens qu'aucun des tristes pantins du gouvernement Charest ne se serait qualifié comme concierge de l'Équipe du tonnerre autour de Jean Lesage, AUCUN ! Alors que Charest entraîne ses pantins au fond de la poubelle de l'histoire, Amir Khadir ira rejoindre le panthéon des grands politiciens du Québec.
21:17 sur 22/03/2012
Pour une fois je peux vous dire merci m. Charest de ne pas plier aux caprices des etudiants.
Les québécois vont vous remerciez au prochaine élection .
Il faut arrêter de pelter par en avant et vivre selon nos moyens
23:22 sur 22/03/2012
Vous avez raison, les québécois vont "remercier" Charest aux prochaines élections. :D
06:15 sur 23/03/2012
:-))
23:23 sur 22/03/2012
Tout à fait d'accord avec vous.
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ethrop
micro-bio-tic
20:30 sur 22/03/2012
Courage. Les enfants grandirons éventuellment. Il faut bien qu'ils fassent leurs dents, comme tous les bébés. Ca va passer.
23:31 sur 22/03/2012
En espérant qu'on en ait plus pour longtemps.
05:15 sur 23/03/2012
Les appuis accumulés à la cause des étudiants grévistes et les explications données par la tranche intellectuelle de notre société démarque le clan politique qui grenouille autour de John James comme étant composé d'adultes avec des âges mentaux d'enfants... Ils sont de ceux qui vieilliront le plus mal sans jamais atteindre l'age mental moyen des étudiants en grève.
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spaceknife
05:52 sur 23/03/2012
Bien dit!
10:17 sur 23/03/2012
Désolée, mais même avec les sondages Léger & Léger l'appui aux étudiants n'est que de 36% de la population.