DIVERTISSEMENT

Le sculpteur montréalais David Altmejd devient sujet du documentaire «Chaorismatique»

22/03/2012 10:29 EDT | Actualisé 22/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - De plus en plus renommé sur la scène artistique internationale, le sculpteur montréalais David Altmejd a maintenant l'occasion de se faire connaître davantage du grand public, grâce à un nouveau documentaire et à une émission de PBS.

«Chaorismatique — David Altmejd, sculpteur» fait partie de la programmation du Festival international du film sur l'art de Montréal et sera présenté le mois prochain à ARTV.

Le sculpteur sera également au coeur d'un épisode de «Art in the 21st Century», diffusé à PBS le 20 avril.

Les deux documents posent un regard sur la façon dont l'artiste de 37 ans trouve les idées qui prendront des formes fantastiques dans ses créations.

Le Montréalais, qui travaille dans son studio à New York, affirme que ses concepts «évoluent organiquement», précisant que chaque sculpture qu'il fait ouvre la porte à de nouvelles idées, qu'il isole dans la sculpture suivante et qu'il pousse encore plus loin.

Dans «Chaorismatique», le cinéaste Rénald Bellemare a pu offrir une vision bien informée de l'artiste, puisqu'il s'agit de son demi-frère et qu'il le connaît depuis 20 ans.

La production du film a duré cinq ans et le cinéaste a suivi Altmejd à la prestigieuse Biennale de Venise, où le sculpteur a représenté le Canada en 2007, ainsi que dans des expositions à Denver, Londres, New York et Montréal.

Il ne croit pas que son lien de parenté avec Altmejd l'ait empêché d'être objectif.

«Il n'est pas très extraverti, explique Bellemare. J'étais quand même fasciné par son travail. J'ai fait beaucoup de documentaires sur des artistes et il y a toujours une relation à construire. C'est important.»

Altmejd travaille actuellement sur une exposition pour Montréal, ainsi que sur des sculptures pour des expositions à Londres et Paris, cette année. Il est déménagé à New York en 1999 parce qu'il trouvait que sa ville d'origine proposait trop de distractions.

«C'est difficile pour moi de travailler à Montréal, confie-t-il depuis son studio new-yorkais. Je ne peux pas bien me concentrer sur mon travail. Je n'ai aucun lien émotif avec New York, c'est donc une ville de travail. J'y travaille très, très bien.»