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Tuerie/France: identification décisive de l'adresse internet du frère du suspect

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Mohammed Merah a été trahi par Internet. (Photo Archives)
Mohammed Merah a été trahi par Internet. (Photo Archives)

TOULOUSE (France), 21 mars 2012 (AFP) - L'enquête ayant permis de remonter au principal suspect des tueries dans le sud-ouest de la France, a connu un coup d'accélérateur quand les policiers ont identifié l'adresse IP de son frère, a-t-on indiqué mercredi de sources proches de l'enquête.

Parmi les pistes examinées figurait celle d'un rendez-vous donné à la première victime du tueur en réponse à une petite annonce diffusée sur l'internet pour la vente d'une moto.

Habillé en civil, le parachutiste Imad Ibn Ziaten, 30 ans, avait été tué d'une balle dans la tête le 11 mars à Toulouse.

Par ailleurs, quand ils ont su que le tueur se déplaçait sur un puissant scooter TMax 530, les enquêteurs se sont rendus dans une concession Yamaha de la région. Il leur aurait alors été indiqué que quelques jours plus tôt, "quelqu'un était venu les voir pour demander comment défaire le traqueur", une puce permettant de géolocaliser l'engin en cas de vol, a indiqué une de ces sources.

Le Raid, unité d'élite de la police française, cerne depuis plusieurs heures un Français de 24 ans se réclamant d'Al-Qaïda et soupçonné d'être l'auteur de sept assassinats commis ces dix derniers jours dans la région de Toulouse.

Le tueur en série présumé, cerné mercredi par des unités d'élite de la police française, a été aussi identifié et repéré chez lui mardi après des recoupements entre les éléments de renseignement et ceux de l'enquête de police, a-t-on appris mercredi de sources proches de l'enquête.

C'est le "croisement des éléments de renseignement et (...) judiciaires qui ont permis d'affiner le choix de l'objectif, parmi une quinzaine de possibilités. Jusqu'à mardi, les enquêteurs n'avaient pas de certitude absolue", ont expliqué ces sources à l'AFP.

La direction centrale du renseignement intérieur, le contre-espionnage français, avait dressé "deux courtes listes de suspects potentiels dans les deux pistes principales retenues, celle de l'ultra-droite radicale et celle de l'islamisme radical dans la région", ont-elles poursuivi.

Parallèlement, l'enquête de la police avait "rassemblé de nombreuses indications dans différents domaines", ont souligné ces sources.

Si les policiers avaient rapidement appris que le sous-officier, première victime du "tueur au scooter", avait passé une annonce sur internet pour la vente de sa moto, il y avait eu "près de 500 connexions sur son site", selon ces sources.

Les adresses IP des personnes s'étant intéressées à l'annonce avaient pu être relevées, mais celle du tueur "n'y figurait pas, puisque c'est un membre de sa famille ne portant pas le même nom qui avait répondu pour lui", selon ces sources.

En outre, l'individu finalement ciblé n'était pas initiallement "connu pour posséder ou utiliser un scooter, et l'on ignorait quels pouvaient être ses moyens de locomotion", selon les mêmes sources.

D'autres éléments sur le scooter Yamaha T max 530, repéré sur les lieux des crimes, sont venus petit à petit s'ajouter aux informations, notamment le fait qu'un individu avait interrogé un concessionnaire de la marque pour savoir comment désactiver le "tracker" installé sur l'engin pour le localiser en cas de vol.

"Il a fallu affiner tout cela", ainsi que d'autres éléments relatifs à la téléphonie mobile, "avant de pouvoir aller plus loin".

Ce Français d'origine algérienne de 24 ans se réclamant d'Al-Qaïda est cerné depuis plusieurs heures par le Raid, unité d'élite de la police française, à Toulouse (sud-ouest). Il est soupçonné d'être l'auteur de sept assassinats de soldats d'origine maghrébine ou antillaise et de juifs, dont des enfants, dans la ville et sa région.

Il a déjà été arrêté à Kandahar, berceau des talibans en Afghanistan, pour des faits de droit commun, selon une source proche de l'enquête.

C'est "quelqu'un qui a des attaches avec des personnes qui se réclament du salafisme et du jihadisme", avait auparavant déclaré le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

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