Jean Reno, comme un chef

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Comme un chef
Comme un chef

La nouvelle comédie gastronomique, Comme un chef, prendra l’affiche le 23 mars.

Le dernier film de Daniel Cohen (Les deux mondes), mettant en vedette Jean Reno (Les visiteurs, Les rivières pourpres, Da Vinci Code) et Michaël Youn (Les 11 commandements, Lucky Luke, De l’huile sur le feu), pose un regard sur l’univers des chefs qui ne cesse de susciter l’intérêt du public.

L’histoire tourne autour de ce grand chef, triple étoilé, à la barre d’une émission de télé. Jean Reno, dans le rôle d’Alexandre Lagrade, est au somment de son art, jusqu’au jour où le groupe financier à la tête de son restaurant, le Cargo Lagarde, manigance le retrait d’une de ses trois étoiles pour le remplacer par un jeune chef anglais de la dernière cuvée.

Dans une histoire en parallèle, Jacky Bonnot (Michaël Youn) enfile les emplois incertains en passant d’une cuisine de bistro à celle d’un resto-bar à la clientèle tatouée et affamée. Ce grand passionné de gastronomie ne réussit pas à garder son gagne-pain, étant victime d’un trop grand amour du travail bien fait. Sa femme, Béatrice (Raphaëlle Agogue), n’en peut plus de le voir perdre son emploi à répétitions, surtout considérant la venue de leur premier enfant dans quelques semaines. Il accepte alors, malgré lui, de travailler comme peintre dans une résidence pour personnes âgées.

Lorsque Jacky et Alexandre, ces deux amoureux de bonne chère, se rencontrent, leurs univers se retrouvent enfin. Bien qu’ils viennent de deux milieux complètement différents l’un de l’autre, Jacky saisit très bien quand Alexandre réprimande un des membres de sa brigade de ne pas comprendre l’aubergine : « L’aubergine, c’est susceptible, il faut la regarder dans les yeux. » Il comprend aussi quand il fait sa montée de lait sur la cuisine moléculaire en manque flagrant d’amour. C’est d’ailleurs un réel bonheur de revoir Jean Reno dans un rôle comique, malgré son attitude pointilleuse, voire colérique.

Daniel Cohen a tenté de présenter plusieurs volets de la restauration, comme la cuisine industrielle, dans le cas de la résidence pour personnes âgées où Jacky travaille pendant un petit moment. Alors que son regard sur la cuisine gastronomique est parsemé d’un bon nombre de clichés, le chef arrogant, le propriétaire malicieux, la brigade soumise et l’amateur authentique, au talent spectaculaire. Décevant? Disons plutôt prévisible. Mais à quoi peut-on s’attendre de ce genre de film si ce n’est que de stimuler délicieusement nos papilles et nos yeux?

Même si une telle caricature rappelle celle d’un film de boxe, Comme un chef saura sans doute dilater la rate des connaisseurs en la matière et certainement divertir les adeptes d’émissions de cuisine.

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