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Économie: progression au Canada mais une stagnation au Québec, selon RBC

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L'économie canadienne devrait reprendre de la vigueur au cours de l'année 2012 mais il est peu probable que celle du Québec affiche une remontée après avoir ralenti en 2011. | jupiterimages

TORONTO - L'économie canadienne a progressé à un rythme modéré au dernier trimestre de 2011, et elle devrait reprendre de la vigueur au cours de l'année qui vient, selon les plus récentes perspectives économiques de Recherche économique RBC, publiées mardi.

La Banque Royale prévoit que le produit intérieur brut (PIB) réel du Canada progressera de 2,6 pour cent en 2012 et aussi en 2013.

L'apparition de signes de vigueur au sein de l'économie des États-Unis, la faiblesse des taux d'intérêt, la solidité des bilans des entreprises canadiennes et les cours élevés des produits de base laissent entrevoir une expansion économique soutenue.

Le rythme des dépenses de consommation a ralenti pour se situer à 2,2 pour cent en 2011, par rapport à l'augmentation rapide de 3,3 pour cent enregistrée en 2010. RBC s'attend à ce que les dépenses de consommation progressent cette année et l'année prochaine à peu près au même rythme qu'en 2011, les biens durables devant représenter environ 25 pour cent de l'augmentation.

À l'échelle régionale, la Banque Royale s'attend à ce que l'Ouest canadien connaisse la croissance la plus forte cette année, mené par la Saskatchewan et l'Alberta, suivies de près par le Manitoba.

Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique et l'Ontario devraient voir leurs économies progresser à un rythme proche de la moyenne nationale.

Quant au Québec, il demeure aux prises avec certaines difficultés et il devrait connaître une croissance inférieure à la moyenne nationale. Il en sera sans doute de même pour les provinces de l'Atlantique.

«L'économie canadienne a progressé à un rythme de 2,5 pour cent au début de 2011, a semblé s'essouffler quelque peu en milieu d'année, après quoi la croissance du PIB réel a glissé à 1,8 pour cent à la fin du quatrième trimestre», a observé le premier vice-président et économiste en chef de RBC, Craig Wright, par voie de communiqué.

«Les principaux moteurs de l'activité économique du pays depuis les tout débuts de la reprise — les dépenses de consommation et l'investissement résidentiel — continueront vraisemblablement de soutenir l'économie à mesure que celle-ci passera à un rythme légèrement plus robuste», a-t-il ajouté.

Les cours élevés des produits de base et la vigueur des bilans des entreprises devraient accroître de 0,8 point de pourcentage cette année et de 0,9 point de pourcentage l'année prochaine la contribution des investissements des entreprises à la croissance économique.

À la faveur du mouvement prometteur amorcé par l'économie des États-Unis, les exportations canadiennes vont aussi bénéficier de l'amélioration de la demande de produits tels que les automobiles, les machines et le bois d'oeuvre.

RBC prévoit que les exportations réelles atteindront en 2013 le sommet enregistré avant la récession, mais prévient que le resserrement anticipé de la politique budgétaire devrait exercer un effet restrictif sur la croissance économique.

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