Mouvement étudiant : l'UQAM planifie l'après-grève

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Des étudiants bloquent les accès au pavillon Athanase-David de l'UQAM.. (Radio-Canada.ca)
Des étudiants bloquent les accès au pavillon Athanase-David de l'UQAM.. (Radio-Canada.ca)

(Radio-Canada.ca)

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) cherche des moyens de sauver la session d'hiver de ses 40 000 étudiants touchés par le mouvement de grève.

À l'UQAM, seuls les étudiants de l'École de gestion ne font pas partie du mouvement d'opposition à la hausse des droits de scolarité. Et encore, même eux sortiront dans la rue le 22 mars prochain.

Normalement, cette session d'hiver se terminerait le 27 avril, mais le conseil d'administration de l'université devrait changer cela mardi prochain. Lors sa réunion, il prévoit modifier le calendrier en fonction d'un retour aux études le 26 mars, et de suspendre les dispositions fixées en début de session sur les échéances de travaux et d'examens.

C'est la commission des études de l'université qui prendra ensuite les rênes et décidera des modalités de fin de cette session qui pourrait se prolonger jusqu'à la fin mai. L'UQAM envisage plusieurs solutions de rattrapage allant d'une prolongation des heures de cours jusqu'aux sessions de rattrapage le week-end.

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Évidemment, les solutions varieront selon que les étudiants ont raté 30 heures de cours - c'est le cas de ceux qui manifestent depuis la mi-février - ou moins. Les solutions devront aussi avoir l'aval des enseignants.

L'UQAM ne remboursera pas les cours et ne prévoit pas de goulot d'étranglement lors de la session d'automne, s'il devait y avoir davantage d'étudiants en raison d'une annulation hivernale.

« Évidemment, si la situation se poursuit jusqu'en juin, ce sera trop tard », conclut la vice-rectrice au soutien académique et à la vie étudiante, Diane Demers.

Dans d'autres établissements

De son côté, l'Université de Montréal a indiqué qu'il était beaucoup trop tôt pour arrêter un plan de sauvetage de la session des étudiants en grève.

À l'Université Concordia, dont les étudiants de premier cycle ont voté en faveur de la grève, la majorité des salles de cours sont remplies. « Certains cours dans certains programmes ont été annulés, mais les professeurs trouvent des moyens de contournement. Dans la grande majorité des cas, les cours se déroulent normalement et les professeurs ont été avisés d'êtres flexibles et indulgents », précise la porte-parole de l'université, Christine Mota.