Libération de Guy Turcotte: la Couronne s'y oppose et la défense l'exige

Première Publication: 16/03/2012 12:50 Mis à jour: 16/03/2012 16:06

Guy Turcotte
Guy Turcotte. (Photo PC)

MONTRÉAL - Le sort de Guy Turcotte est maintenant entre les mains de la Commission des troubles mentaux, qui doit décider si elle libère ou non l'ex-cardiologue.

La Commission a entendu vendredi les plaidoiries des deux parties.

Selon les avocats du ministère public, la «maladie» de Guy Turcotte, qui a été tenu non criminellement responsable des meurtres de ses deux enfants, a été traitée, mais la rage et la colère ne l'ont pas été, ce qui représente un risque pour la société.

Ils ont rappelé que l'ex-épouse de M. Turcotte, Isabelle Gaston, avait fait changer les serrures de sa résidence au moment de sa séparation, car elle le craignait. Aujourd'hui, elle vit toujours dans la peur.

Les représentants du ministère public affirment que les experts engagés par M. Turcotte n'ont pas tenu compte des témoignages de Mme Gaston et de sa soeur la plus proche, Annie. Considérant que l'évaluation de l'ex-cardiologue est incomplète, ils demandent de maintenir Guy Turcotte en détention pour au moins une autre année à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal.

Quant à la défense, elle a mis en garde la Commission de ne pas se laisser influencer par la pression populaire. Elle réclame une libération inconditionnelle de l'ex-cardiologue.

Se basant sur les témoignages de ses experts, la défense a répété que M. Turcotte est un homme transformé. Celui-ci ne représente pas un danger pour la société, a fait valoir la défense, et rien ne démontre qu'il souffre encore de rage ou de colère.

Le frère d'Isabelle Gaston, Patrick, a pour sa part rappelé aux médias que Guy Turcotte n'avait jamais demandé pardon.

(Collaboration de Julie-Christine Gagnon, Cogeco)

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Publié par Patrick White  | 
 
 
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16:48 sur 17/03/2012
L'hôpital Fleury ne veut pas de Turcotte.

On apprenait samedi le 17 mars dernier sous la plume de Christianne Desjardins que la demande faite par le docteur de l'Institut Philippe-Pinel Louis Bérard de traiter en centre hospitalier externe Guy Turcotte serait refusée s'il était libéré.

C'est quand même incroyable que certains hôpitaux québécois puissent «« choisir leurs patients »» . Lorsque des policiers arrêtent des criminels, des assassins ou des drogués violents, ces criminels s'ils sont blessés sont régulièrement amenés dans l'hôpital le plus proche pour être soignés avant d'être internés en attente de leurs procès.

Mais parce que c'est Guy Turcotte ou tout autre patient de l'Institut Philippe-Pinel, on se permettrait de refuser de les traiter parce qu'ils «« seraient vus comme des gens horribles »» a rapporté le docteur Louis Bérard.

Depuis quand un Directeur des Services Professionnels, qu'il soit de l'hôpital Fleury ou de tout autre, peut-il se permettre de refuser un patient sous des prétextes aussi fallacieux que dans le cas Turcotte ? Est-ce parce que Turcotte était chirurgien et que ça crée au sein du centre hospitalier une gêne de traiter un confrère pour des actes aussi répréhensibles ?

Question à tous ceux, D.S.P. ou autres médecins qui refuseraient leurs services professionnels à Guy Turcotte : avez-vous prêté un jour le serment d'Hippocrate ou le serment d'hypocrites ?
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
12:17 sur 17/03/2012
1.Comment peut on tenir compte du resultat validite des 2 *experts* quand ils sont aux antipodes l'une de l'autre?
.
2. La psychiatrie est elle une science excacte... ie maths... ou une science ..... qui n'en a que le nom medevial ?

3. Comment se fait il que ce triste personnage miraculeusement declare gueri par son Psy doit quand meme d'apres l'avis de son propre psy suivre une therapie ?

4. Comment se fait il que son ex femme fait face a un tel dechainement hostile, quand elle ose parler de sa detresse...?

5. Est ce que dorenavant, pourra t on invoquer la folie comme circonstances de non responsabilite lorsqu'il y a meurtres, apres tout il faut etre derange ( je n'ose dire fou...) ou du moins meme legerement derange pour passer a l'acte?

6. Est ce que quand tout le monde est responsable , il n'y a pas de responsable?

Cette histoire me laisse perplex, Bon Courage Madame Gaston tout vient a point a qui sait attendre.

pierre m de ruelle
Ile des soeurs
Quebec
Canada
10:55 sur 17/03/2012
Les malades doivent se faire soigner.

Les malades dangeureux doivent être soignés sous clés pour protèger lui-même autant que le publique.