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Varicelle: les femmes devraient connaître leur passé avant une grossesse

15/03/2012 04:48 EDT | Actualisé 15/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les femmes qui songent à avoir un enfant ou qui sont déjà enceintes devraient d'abord savoir si elles sont immunisées contre la varicelle, selon les nouvelles directives énoncées par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).

Celles qui aimeraient procréer et qui ne sont pas immunisées contre le virus devraient être vaccinées au moins quatre semaines avant le début de la grossesse, indique-t-on également dans le document de la SOGC. Pour les femmes qui sont déjà enceintes, la société savante indique qu'elles ne devraient pas être vaccinées au cours de leur grossesse, puisque le vaccin est fabriqué à partir d'un virus — bien qu'affaibli.

Par ailleurs, la SOGC ne recommande pas l'interruption de la grossesse dans le cas d'une femme enceinte qui serait vaccinée contre la varicelle par erreur. On signale que 362 femmes ayant reçu le vaccin pendant leur grossesse n'ont pas contracté la varicelle ou présenté une malformation congénitale.

Ces recommandations figurent parmi les directives que donnent les obstétriciens et gynécologues du pays afin de minimiser les risques du virus de la varicelle pour les femmes enceintes et leur foetus.

Le Dr Mark Yudin, l'un des principaux auteurs de ces nouvelles directives et président du comité sur les maladies infectieuses de la SOGC, souligne par ailleurs que dans le dossier de la varicelle, tout est affaire de temps.

Les professionnels de la santé devraient donc s'informer sur l'historique de la femme enceinte en matière de varicelle et de sa vaccination, et de telles informations devraient, si possible, être recueillies avant la conception.

On estime que sur un total de 1000 femmes enceintes exposées à la varicelle, seulement deux à trois contracteront le virus et connaîtront des complications. À partir de ces données, la SOGC a évalué à quelque 700 à 1050 cas de varicelle chez des femmes enceintes chaque année, sur les 350 000 grossesses chaque année au Canada.

La varicelle comporte toujours un faible risque de mortalité, mais ce risque se multiplie par quinze lorsque le virus est contracté par un adulte plutôt que par un enfant, indique-t-on dans les directives de la SOGC. Ce risque de mortalité se décuple chez les femmes enceintes, plus particulièrement celles qui sont infectées au cours du dernier trimestre de la grossesse.

Les femmes qui contractent la maladie pendant leur grossesse sont aussi susceptibles de développer une inflammation des poumons.

Les foetus sont également à risque dans de telles conditions, les enfants nées d'une mère infectée pendant la première moitié de sa grossesse pouvant avoir des malformations congénitales ou des déformations, dont une réduction partielle d'un membre.

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