Menaces contre Vic Toews: il ne servirait à rien de traquer Anonymous

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Une greffière des Communes estime inutile de traquer les Anonymous | AFP/Getty Images

OTTAWA - Des techniciens de la Chambre des communes ont été mis sur un pied d'alerte après que les menaces contre le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, et ils se sont même assurés que les vidéos sur son divorce ne provenaient pas de la colline parlementaire.

Il est toutefois inutile d'essayer de trouver les coupables, a déclaré jeudi une greffière des Communes, devant un comité formé de députés.

Selon la greffière Audrey O'Brien, les attaques étaient «sans précédent», puisqu'elles provenaient d'un groupe anonyme, et il n'y aurait peut-être rien à tirer d'une tentative pour déterminer l'identité des plaisantins.

Le collectif «Anonymous» a revendiqué la responsabilité d'une série de vidéos mises en ligne le mois dernier qui dévoilaient des aspects de la vie privée de M. Toews. Anonymous a également promis d'autres attaques du genre si le ministre ne retirait pas un projet de loi récemment déposé concernant la surveillance en ligne.

M. Toews a communiqué avec la Gendarmerie royale du Canada à propos des vidéos, en plus de se plaindre au président de la Chambre des communes. Ce dernier, Andrew Scheer, a jugé que ces menaces violaient les privilèges du ministre, laissant au comité des affaires de la Chambre la responsabilité de démasquer les coupables et de décider ce qui devrait être fait dans ce dossier.

Au dire du député conservateur Laurie Hawn, la police devrait tenter de retracer les coupables dans cette affaire. Selon lui, les membres d'Anonymous sont «comme les talibans: nous n'en viendrons jamais à bout».

Il estime toutefois qu'il est possible d'en retrouver un et d'en faire un exemple.