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Marché de l'habitation: une hausse de 1,4 pour cent a été rapportée

15/03/2012 11:02 EDT | Actualisé 15/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les conditions météorologiques printanières de février ont stimulé les ventes de maisons au Canada, lesquelles sont reparties à la hausse après deux mois de déclins. Ce gain vient en outre défier les prédictions de ralentissement du marché immobilier au pays.

Les températures moins hivernales observées dans plusieurs parties du pays ont encouragé les Canadiens à magasiner pendant le mois de février, habituellement parmi les mois les plus tranquilles de l'année pour la vente de maisons, a noté l'économiste Douglas Porter, de la Banque de Montréal.

«Le marché canadien de l'habitation est toujours en expansion, l'hiver particulièrement doux ayant vraisemblablement ajouté un peu d'énergie au portrait», a indiqué M. Porter.

Les ventes de maisons ont progressé de 1,4 pour cent en février par rapport au mois précédent, a indiqué jeudi l'association canadienne de l'immeuble (ACI), regagnant ainsi le tiers du déclin mensuel de l'activité observé de décembre à janvier.

Comparativement à l'année précédente, les ventes de maisons ont avancé de 8,6 pour cent pour atteindre 36 937 logements, contre les 34 021 vendus en février dernier par l'entremise du Service inter-agences (SIA) de l'ACI.

Le marché reste équilibré, a observé l'ACI, puisque tant le nombre de ventes de maisons que celui des nouvelles inscriptions à la vente a grimpé de 1,9 pour cent, atteignant leur plus haut niveau depuis mai 2010.

«La reprise des nouvelles inscriptions notées à Toronto et Montréal, soit les deux marchés canadiens les plus vigoureux, a compensé le recul du nombre de nouvelles inscriptions enregistrées à Vancouver, soit le troisième des grands marchés canadiens», a précisé l'ACI dans un communiqué.

Quelque 60 pour cent des marchés régionaux étaient équilibrés le mois dernier, mais l'ACI a observé une hausse du nombre de marchés favorables aux acheteurs par rapport à ceux favorables aux vendeurs, un phénomène qui ne s'est pas produit depuis un bon moment parce que la demande pour les maisons étaient particulièrement forte.

Cette hausse de l'offre devrait aider le marché à rester équilibré et limiter la croissance des prix des maisons.

La valeur moyenne des maisons canadiennes vendues en février s'est établie à 372 763 $, en hausse de deux pour cent par rapport à la moyenne nationale du même mois en 2011.

«En février 2011, le prix moyen national a été hissé plus haut en raison d’une montée en flèche des ventes haut de gamme dans certains des quartiers cossus de Vancouver et nous ne nous attendions pas que la situation se répète cette année», a expliqué l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump.

«D’une part les données de février le confirment, mais d’autres facteurs contribuent également à tenir le prix moyen national élevé. Le facteur principal est le marché immobilier de Toronto, où l’équilibre serré entre l’offre et la demande continue à faire grimper considérablement les prix des maisons au pays, notamment ceux des maisons unifamiliales isolées.»

Ces derniers mois, une préférence pour les maisons unifamiliales isolées, typiquement plus dispendieuses que les condominiums, a aidé à faire grimper le prix moyen national des maisons.

Les marchés de Calgary, Toronto, Barrie, Montréal, Québec, Saint-Jean et Halifax-Dartmouth ont été parmi les plus actifs le mois dernier.

Un total de 61 772 propriétés résidentielles ont changé de mains pendant les trois permiers mois de 2012, ce qui représente une progression de 6,7 pour cent par rapport à la même période en 2011.

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