Appels robotisés: l'ex-député conservateur Inky Mark blâme le PCC

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OTTAWA - Lors de son mandat comme député conservateur, Inky Mark affirme que son parti exerçait un contrôle entier sur la banque de données à travers le pays. Les députés de même que leur personnel étaient à la merci du quartier général parce que celui-ci avait le pouvoir d'allouer ou de révoquer leurs mots de passe.

L'ancien représentant manitobain de la circonscription de Dauphin-Swan River-Marquette, qui a quitté la politique fédérale à l'automne 2010, soutient que si les dirigeants ne sont pas contents avec un député, ils peuvent lui retirer l'accès à ses propres données.

Inky Mark a toujours été réticent à se soumettre au système d'identification des électeurs utilisés par son parti ou aux Services gouvernementaux de l'informatique (SGI).

Le scandale entourant des appels robotisés trompeurs hante la chambre des Communes et le Parti conservateur depuis quelques semaines. Des électeurs affirment avoir notamment reçu des appels les avisant erronément que leur bureau de scrutin avait déménagé.

Il n'y a pas de preuve à l'effet que le Parti conservateur ou un autre parti ait écarté volontairement des électeurs, mais l'utilisation des appels robotisés pour répertorier ou contacter des électeurs soulève plusieurs questions.

L'ancien député a de plus indiqué en entrevue à La Presse Canadienne qu'à chaque fois que lui ou des membres de son personnel rencontraient un électeur et lui demandaient son numéro de téléphone, le parti s'attendait à ce que cette information, ainsi que de détails pertinents comme son allégeance politique et ses intérêts personnels, soient compilés dans la base de données.

«J'ai toujours été indépendant, j'ai toujours su que je devais m'occuper de mes propres affaires parce qu'ils peuvent nous contrôler à 100 pour cent et c'est ce qu'ils ont fait avec les Services gouvernementaux de l'informatique.»

Un jeune employé de campagne du Parti conservateur, Michael Sona, a dû se défendre d'être à l'origine des appels trompeurs effectués à partir de Guelph en Ontario.

L'opposition est allée dans le même sens en affirmant que Michael Sona n'avait ni le pouvoir, ni les connaissances techniques pour programmer des appels en série.

L'ex-député Mark qui est à la retraite depuis sa défaite à la mairie de Dauphin, au Manitoba, en 2010, avait déjà dénoncé le Parti conservateur pour son ingérence dans le processus de nomination des candidats lors de sa campagne.

Il a de plus soutenu qu'il avait toujours fait une campagne traditionnelle, refusant d'utiliser les Services gouvernementaux de l'informatique.

Le Parti conservateur n'a pas répondu à une demande de commentaires.

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