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Rick Santorum remporte les primaires de l'Alabama et du Mississippi

14/03/2012 02:53 EDT | Actualisé 13/05/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le conservateur républicain Rick Santorum a été couronné vainqueur des scrutins primaires des États de l'Alabama et du Mississippi, mardi soir, tandis que Mitt Romney, qui visait des victoires éclatantes dans chacun de ces deux États, semblait destiné à terminer au troisième rang aux deux endroits.

En Alabama, où les résultats de 99 pour cent des districts électoraux avaient été comptabilisés, M. Santorum dominait avec 35 pour cent du vote, comparativement à 29 pour cent pour Newt Gingrich et 29 pour cent pour Mitt Romney. Par ailleurs, après le dévoilement de 99 pour cent des districts de l'État du Mississippi, M. Santorum récoltait le soutien de 33 pour cent de l'électorat, contre 31 pour cent pour M. Gingrich et 30 pour cent pour Mitt Romney.

Le quatrième candidat de la course, le libertarien Ron Paul, n'a pas fait campagne activement dans ces deux États, y amassant respectivement quatre et cinq pour cent des voies.

«Nous avons réussi, une fois de plus!», a lancé Rick Santorum à une foule en liesse, à Lafayette, en Louisiane, peu de temps après son triomphe en Alabama, mais quelques instants avant qu'il ne soit déclaré vainqueur au Mississippi.

À Hawaii, avec la publication de seulement six pour cent des résultats, M. Romney récoltait 34 pour cent des appuis. MM. Santorum, Paul et Gingrich suivaient avec, dans l'ordre, 28, 22 et 16 pour cent de la faveur républicaine.

Mitt Romney, un ancien gouverneur du Massachusetts jouit d'une avance considérable dans le nombre de délégués qui désigneront le candidat républicain lors de la convention du parti à Tampa, en Floride, au mois d'août. Un total de 107 délégués étaient en jeu mardi soir, soit 47 en Alabama, 37 au Mississippi, 17 à Hawaï et six dans les Samoa américaines, deux régions où le vote n'était toujours pas terminé à 23 h 30.

Avant les primaires de mardi, M. Romney comptait plus de délégués que le total de ceux acquis par ses rivaux. Selon un décompte de l'Associated Press, il détenait alors 454 des 1144 délégués nécessaires pour remporter l'investiture républicaine, contre 217 pour Rick Santorum, 107 pour Newt Gingrich et 47 pour Ron Paul.

Mais avec son triomphe en Alabama, Rick Santorum était assuré d'ajouter au moins 18 délégués, alors que MM. Gingrich et Romney en récolteront au moins neuf chacun. La victoire de M. Santorum au Mississippi l'assure d'ajouter 13 autres délégués à sa banque, comparativement à 12 pour chacun de ses deux principaux rivaux.

Des victoires au Mississippi et en Alabama auraient représenté une percée importante pour Mitt Romney et fait taire les critiques voulant qu'un politicien du Nord-Est diplômé de Harvard ne puisse pas convaincre les électeurs évangéliques les plus conservateurs du pays. M. Romney ne prévoyait pas être présent dans l'un de ces deux États mardi et se prépare déjà pour les primaires de samedi au Missouri et de dimanche à Porto Rico.

Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, comptait sur un fort taux de participation pour se maintenir dans la course. Rick Santorum, ancien sénateur de la Pennsylvanie, tentait quant à lui de prouver son allégation selon laquelle Mitt Romney est incapable de rallier le soutien de la base conservatrice du parti.

M. Santorum a encore une fois suggéré mardi que M. Gingrich abandonne la course pour éviter de diviser les votes des électeurs conservateurs.

«Les gens du Mississippi et de l'Alabama veulent un conservateur», a-t-il dit devant les journalistes à Biloxi, au Mississippi. «S'ils veulent un candidat conservateur, ils peuvent le faire en se ralliant derrière nous et en faisant de cette course un affrontement à deux à l'extérieur du Sud.»

Mais en fin de soirée, mardi, M. Gingrich a fait part de son intention de poursuivre la lutte, malgré ses défaites dans une région où il était perçu comme étant difficile à vaincre.

Rick Santorum a notamment obtenu le vote du gouverneur de l'Alabama, Robert Bentley, qui n'a toutefois pas endossé publiquement l'ancien sénateur de la Pennsylvanie. Son porte-parole a indiqué que le gouverneur s'était rendu mardi dans sa ville natale de Tuscaloosa pour voter pour M. Santorum, qu'il considère comme «le candidat le plus conservateur de la course à l'investiture républicaine».

Newt Gingrich maintient qu'il restera dans la course jusqu'à la convention républicaine du mois d'août, mais la survie de sa campagne dépend de ses résultats de mardi dans le Sud. L'ancien président de la Chambre des représentants a concentré toute sa campagne sur cette région, mais il n'a remporté que la Caroline du Sud et la Géorgie, qu'il a représentée pendant 20 ans au Congrès.

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