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Lock-out de Rio Tinto: les deux parties doivent se rencontrer lundi

14/03/2012 02:19 EDT | Actualisé 14/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il y a maintenant une mince lueur d'espoir de voir débloquer le conflit de travail qui frappe l'usine de Rio Tinto Alcan à Alma depuis près de trois mois.

Le syndicat des Métallos, affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, a confirmé à La Presse Canadienne que le conciliateur dans le dossier a convoqué les deux parties à une rencontre lundi prochain.

Ce sera la première fois que l'employeur et le syndicat se retrouveront depuis le début du conflit, même si le conciliateur a rencontré chaque camp individuellement à une occasion.

Le conflit a éclaté dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, quand l'entreprise a annoncé que les cadres assureraient l'exploitation de l'usine jusqu'à nouvel ordre. Quelques heures plus tôt, la compagnie avait eu recours à des agents de sécurité pour expulser les travailleurs de l'usine en pleine nuit. Les syndiqués avaient alors érigé un «piquet de lock-out».

Le litige entre les deux parties porte entre autres sur le recours à la sous-traitance. Les quelque 775 employés de l'usine s'étaient dotés d'un mandat de grève avant que Rio Tinto Alcan n'impose le lock-out.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, s'est rendu à Alma mardi pour rencontrer les travailleurs en lock-out. Mais il a prévenu que la FTQ n'entendait pas s'immiscer dans les négociations entre les Métallos et Rio Tinto Alcan, qui appartiennent aux travailleurs concernés par le lock-out. Aussi n'a-t-il pas tenté de communiquer avec la dirigeante de la division Alma, Jacynthe Côté, afin de dénouer l'impasse.

«Le syndicat des Métallos garde jalousement cette prérogative qui est de négocier ses propres conventions collectives», a indiqué M. Arsenault, qui a déjà été lui-même directeur national des Métallos.

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