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Le SPVM invite les manifestants à collaborer pour éviter les débordements

14/03/2012 02:08 EDT | Actualisé 14/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Alors que se multiplient les manifestations d'étudiants dans les rues de la métropole, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) appelle les manifestants à collaborer avec les autorités pour éviter les débordements.

Le SPVM a fait le point mercredi sur ses stratégies d'intervention lors de tels événements à la veille d'une manifestation du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP), dont 13 des 15 sorties précédentes ont dégénéré en affrontement.

Les policiers se disent fort conscients que des casseurs se mêlent régulièrement à cet événement et profitent de l'anonymat que leur procure la foule pour se livrer à des méfaits ou poser des gestes illégaux qui ne leur donnent aucun choix que d'intervenir. Ils invitent donc les manifestants légitimes à se disperser lorsque des policiers le leur demandent et les avertissent de l'imminence d'une intervention afin de se soustraire à l'action policière et éviter que les casseurs se dissimulent dans la masse.

Par ailleurs, le SPVM refuse de confirmer que c'est une grenade assourdissante qui a blessé le jeune Francis Grenier à l'oeil lors de la manifestation du 7 mars sur la rue Sherbrooke, indiquant que l'affaire est toujours sous enquête.

Les responsables de la planification organisationnelle du SPVM ont justifié la nature plus musclée de l'intervention lors de la manifestation du 7 mars par le fait que des gestes illégaux étaient commis, en l'occurrence la séquestration pendant plus de 40 minutes des occupants de l'édifice du 500 Sherbrooke Ouest et la demande d'intervention de la part des responsables de l'édifice.

Selon le SPVM, les manifestants ont été avertis qu'ils devaient se disperser et le groupe d'intervention leur a donné le temps requis pour le faire.

Cependant, plutôt qu'une résistance passive, certains manifestants ont offert une résistance active, lançant des objets en direction des policiers. Les policiers affirment que les règles d'engagement dans de telles circonstances, qui prévoient une gradation de la force utilisée, ont été suivies à la lettre. Ces règles comprennent l'utilisation de quatre types d'irritants chimiques — dont les grenades assourdissantes, qui en sont remplies — pour déstabiliser les manifestants afin, d'une part, de les empêcher de blesser des policiers, et d'autre part, de les amener à quitter les lieux sans que l'usage du bâton ne soit requis.

À l'opposé, le blocage du pont Jacques-Cartier lors de la manifestation du 23 février n'avait pas donné lieu à des débordements, malgré l'action du groupe d'intervention, parce que les manifestants s'étaient alors dispersés à la demande des policiers.

Le SPVM a d'autre part demandé à nouveau aux organisateurs de collaborer en fournissant l'itinéraire de leurs manifestations, et ce, autant pour leur propre sécurité que pour celle du public en général. Le SPVM a fait valoir, par exemple, que des milliers de manifestants qui investissent une rue sans que les policiers n'aient eu le temps de rediriger la circulation provoquent souvent une certaine panique chez les automobilistes qui se retrouvent encerclés. À ce moment, la centrale téléphonique du 9-1-1 se voit débordée d'appels, ce qui risque de causer de graves problèmes à d'éventuels utilisateurs se trouvant en réelle situation d'urgence.

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