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Le père de Julie Surprenant voulait les aveux de Richard Bouillon

14/03/2012 03:55 EDT | Actualisé 14/05/2012 05:12 EDT
Radio-Canada.ca

(Radio-Canada.ca)

Le père de Julie Surprenant, l'adolescente disparue il y a 12 ans à Terrebonne, a témoigné à l'enquête du coroner aujourd'hui.

Michel Surprenant a dit au coroner qu'en juin 2006, la Sûreté du Québec l'a empêché de rencontrer Richard Bouillon, soupçonné par la SQ, pour tenter de lui soutirer des aveux, alors qu'il était en phase terminale.

Quand il s'est installé à l'Île Saint-Jean à l'époque, M. Surprenant a dit ignorer que son voisin, Richard Bouillon, était un prédateur sexuel. S'il l'avait su, il ajoute qu'il aurait quitté l'immeuble où il habitait.

La SQ soupçonnait Richard Bouillon, mais tout ce que les policiers ont dit à Michel Surprenant, après la disparition de sa fille, était que son voisin avait des antécédents judiciaires en matière de crimes sexuels, rien de plus.

Michel Surprenant a révélé au coroner que Richard Bouillon est même allé cogner à sa porte après la disparition de l'adolescente, pour lui dire qu'il n'avait rien à voir dans cette affaire.

Plus tôt mercredi, un enquêteur de la SQ a affirmé que deux codétenus de Richard Bouillon ont tenté de lui soutirer des aveux, mais l'opération a échoué parce que l'un d'eux a bousillé le processus.

L'enquêteur a précisé qu'à l'établissement de détention de Drummondville, l'un des deux détenus a fait signer à M. Bouillon une feuille sur laquelle il a ensuite ajouté lui-même une déclaration. En constatant cette pratique, l'autre détenu s'est retiré du processus, qui a donc avorté.

L'enquête devrait se terminer aujourd'hui. Elle a commencé mardi au palais de justice de Laval avec le témoignage de l'infirmière auxiliaire Anick Prudhomme, à qui le détenu et patient Richard Bouillon aurait confié, en 2006, qu'il était l'auteur du meurtre de la jeune femme.