Manque de communications Québec-Ottawa: Paradis entend téléphoner à Vallières

Christian Paradis Communications

Première Publication: 14/03/2012 16:22 Mis à jour: 16/03/2012 09:24

OTTAWA - La sortie du ministre québécois Yvon Vallières sur le manque de communication entre Québec et Ottawa pourrait avoir porté fruit: Christian Paradis entend décrocher le téléphone pour «qu'il clarifie ses propos».

Le ministre québécois des Relations intergouvernementales a déclaré à un journal estrien qu'Ottawa avait «oublié» Québec et qu'un «malaise» s'était installé entre les deux paliers de gouvernement.

À cela, le lieutenant québécois de Stephen Harper a répondu qu'il était étonné d'une telle accusation, d'autant plus que les deux ministres auraient convenu de régler leurs différends en privé.

«Je suis très surpris d'entendre ça. On s'était dit, M. Vallières et moi, qu'on ne se communiquerait pas sur la place publique comme ça. Alors, je ne m'empêcherai pas de lui téléphoner pour justement qu'il me clarifie ces propos-là», a lancé le ministre Paradis.

À son avis, il est tout à fait normal que Québec et Ottawa ne soient pas toujours du même avis et que des irritants persistent.

«Moi je ne suis pas ici un bras d'extension pour le gouvernement du Québec. Moi, je suis ici comme Québécois qui opère dans la sphère fédérale et qui veut que ça marche», a-t-il dit.

Son collègue, le ministre des Affaires gouvernementales Peter Penashue, a été plus enclin à porter le blâme. À la sortie du caucus des députés conservateurs, il a admis qu'ils auront désormais «à faire mieux».

M. Paradis s'est rappelé avoir parlé à M. Vallières il y a moins de trois mois.

M. Vallières, en vacances à l'extérieur du pays, n'a pu être joint mercredi.

Selon le chef bloquiste Daniel Paillé, une seule conversation par trimestre n'est pas suffisante.

«Alors que ces deux gars-là sont députés d'à peu près la même région, je trouve que les fréquentations de M. Paradis sont relativement gênées par rapport à M. Vallières», a signalé M. Paillé.

Le dernier affrontement en règle entre le gouvernement de Jean Charest et celui de Stephen Harper est survenu cette semaine, dans la foulée de l'adoption du projet de loi omnibus C-10 des conservateurs. Après avoir décrié cette nouvelle législation durcissant la justice criminelle, le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, a annoncé une série de mesures pour en «contrer les effets négatifs».

L'abolition du registre des armes d'épaules constitue une autre pomme de discorde majeure entre les deux paliers de gouvernement.

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Publié par Myriam Lefebvre  |