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The Black Keys au Centre Bell: l'occasion de sortir la froque !

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Dan Auerbach, chanteur et guitariste des Black Keys. (CP)
Dan Auerbach, chanteur et guitariste des Black Keys. (CP)

Les froques de cuir et les chemises de jeans se comptaient à la douzaine mardi soir au Centre Bell… La venue du duo The Black Keys était bien attendue par leurs fans montréalais, tous hâtifs d’entendre la version scénique de leur plus récent album, El Camino.

Le duo avait à peine entamé les premières notes de Howlin’ For You que la foule hurlait déjà à tue tête. Et le délire a repris de plus belle lorsqu’ils ont amorcé Run Right Back, version rapido-disto, preuve que les Québécois ont pleinement mordu à l’hameçon de leur septième opus, sorti en décembre dernier. La pop et les riffs accrocheurs de El Camino ont conquis le public en moins de deux! Dès les premières écoutes de Lonely Boy, il devenait déjà un automatisme que de se trémousser le popotin, comme ce vieux bonhomme attachant du vidéoclip. Même si l’album n’est pas très audacieux, ressemblant quelque peu au précédent, les Blacks Keys ne s’en cachent pas, ils ont battu le fer pendant qu’il était chaud, pendant que l’engouement y était. Et visiblement, à voir les quelque 10 000 fans au Centre Bell, ils ont bien fait ainsi!

Bouffée d’air texan

Impossible pour la foule de se sentir réellement comme dans un aréna avec une prestation comme celle-là. On aurait pu croire que Carney et Aueberch avaient entassé tous les gradins du Centre Bell dans un vieux winnebago rouillé, pour un long «road trip» vers le Texas! Des images de routes sinueuses et sans végétation, de motels et de safaris étaient d’ailleurs projetées durant Gold on the Ceiling.

Les deux blues-rockeurs ont enchainé succès après succès; Next Girl, Dead and Gone, Little Black Submarines, Nova Baby, 10 Cent Pistol, Tighten up, Lonely Boy, Everlasting Light… Au final, un vrai amateur du groupe avait presque droit à la «playlist» de ses derniers étés! Il était aussi intéressant d’observer les deux accolytes sur scène; Carney ne quittait pas Auerbach des yeux, confirmant une cohésion chanson après chanson. La chimie était présente, le rock était mordant, les temps morts étaient inexistants. Disons le, ça rentrait au poste!

Petit mot sur la prestation de la formation britannique Arctic Monkeys qui s’est produite en première partie; la table a été parfaitement mise pour le menu principal. Le ton était donné! La voix de garçon malcommode d’Alex Turner fait toujours autant craquer et le groupe réussit à faire sautiller la foule même si les pièces de leur dernier album, Suck it and See, sont beaucoup moins intenses qu’une vieille I Bet that You Look Good on the Dancefloor.

La patte qui «shake»!

Bref, le show des Black Keys était franchement un immanquable pour développer des tics nerveux; nos pattes ont «shaké» toute la soirée, nos épaules sautaient involontairement, et nos têtes se brassaient comme si l’on faisait partie du film Une nuit au Roxbury. À bien y penser, même nos nerfs optiques ont surement suivi le rythme… Les Blacks Keys nous en ont vraiment mis plein la vue ce soir!

Maintenant ne reste plus qu’à attendre la sortie de leur huitième galette. Et cela pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense, les musiciens auraient déjà quelques idées pour un projet soi rock ou électro.

***Avis*** Pour ceux qui ont raté la soirée; les deux rock stars l’ont eux-mêmes confirmé vers la fin du spectacle, ils seront de retour à Montréal cet été, pour le Festival Osheaga (3 au 5 août 2012).