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Étude de l'INSPQ: l'amiante persiste dans les poumons des humains

13/03/2012 04:57 EDT | Actualisé 12/05/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Plus de 30 ans après avoir été exposés à de l'amiante chrysotile, les tissus pulmonaires humains en contiennent encore, selon une étude de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Cette conclusion publiée vendredi dernier contredit les observations faites chez des animaux de laboratoire.

L'étude s'est attardée aux caractéristiques des 123 travailleurs québécois ayant eu une analyse biométrologique du contenu pulmonaire en fibres entre 1988 et 2007 et qui ont été atteints d'une maladie professionnelle reliée à l'amiante. Les échantillons ont été examinés avec une technique sophistiquée qui permet de différencier les fibres dans les tissus.

Or, les conclusions des cinq chercheurs de l'INSPQ révèlent que la plupart des travailleurs dont le délai après l'exposition à l'amiante a été de 30 ans ou plus présentaient encore de l'amiante chrysotile.

Dans les 380 blocs de poumons analysés, 8790 fibres ont été dénombrées. Près de 54 pour cent des travailleurs avaient trois ou quatre types de fibres dans leurs poumons. Un peu plus de 85 pour cent avaient du chrysotile, 76 pour cent de la trémolite, 64 pour cent de l'amosite et 43 pour cent de la crocidolite.

L'âge moyen des travailleurs retenus pour l'étude a été de 69 ans et leur durée moyenne d'exposition à l'amiante, de 23 ans. La majorité d'entre eux sont des hommes (99 pour cent) et des fumeurs ou des ex-fumeurs (92 pour cent). Plus de la moitié des travailleurs sont atteints d'un cancer pulmonaire.

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