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Le doute s'installe chez Ferrari après les modestes performances des essais

12/03/2012 07:15 EDT | Actualisé 12/05/2012 05:12 EDT

MADRID - Les espoirs de l'écurie Ferrari d'être au plus fort de la course au championnat du monde de Formule 1 en 2012 ont faibli après les modestes performances obtenues lors des essais qui ont précédé la saison. Dans ce contexte, Fernando Alonso connaîtra sans doute la frustration d'être de nouveau à la traîne derrière les Red Bull.

Les essais préparatoires ont démontré que la nouvelle Ferrari n'est pas aussi compétitive que prévu et elle semble désormais avoir cédé le pas à McLaren et Lotus dans la lutte pour détrôner Red Bull et le double champion en titre Sebastian Vettel.

Le directeur technique Pat Fry a déjà prévenu que Ferrari n'anticipe pas à monter sur le podium lors du premier Grand Prix de la saison, dimanche, à Melbourne, alors que l'équipe peine à tirer le maximum d'une voiture complètement redessinée.

«J'ai vu auprès de Domenicali (Stefano, directeur de l'équipe) et de nos ingénieurs un grand désir de montrer ce qu'ils valent et de réagir au programme d'essais cet hiver qui n'a pas été à la hauteur de nos attentes, a confié le président de Ferrari, Luca di Montezemolo. Nous ne découvrirons véritablement où nous en sommes par rapport aux autres qu'après la séance de qualification samedi à Melbourne. Aujourd'hui, nous pouvons seulement faire des hypothèses.»

Fry a remplacé le directeur technique Aldo Costa la saison dernière au sein de l'équipe italienne en difficulté et la décision de faire preuve d'audace sur la conception de la voiture de cette année semble desservir la cause de Ferrari. Son comportement s'est montré difficile à prévoir lors des essais qui ont précédé la saison.

«La nouvelle voiture a certaines caractéristiques qui sont difficiles à comprendre et vous pouvez dire que nous ne sommes pas là où nous voulons être, a reconnu le double champion du monde Alonso, qui en est à sa troisième saison au sein de la Scuderia. Mais nous avons tous connu un grand nombre de saisons en Formule 1 et nous savons tous très bien que tant que nous ne sommes pas en Australie, nous ne savons pas vraiment où nous en sommes en ce qui concerne les autres.»

Depuis que Kimi Raikkonen a devancé Alonso et son coéquipier d'alors chez McLaren Lewis Hamilton pour le titre lors de la dernière course de la saison en 2007, les Italiens ont du mal à rivaliser avec les McLaren et les Red Bull, qui ont remporté trois des quatre derniers titres.

Alonso a ainsi perdu par deux fois le championnat lors des dernières courses de la saison, la dernière à la faveur de Vettel à ses débuts chez Ferrari.

Alonso a triomphé à Silverstone l'année dernière mais Ferrari n'a jamais représenté une véritable menace pour Vettel, victorieux de 11 des 19 courses de la saison pour devenir le plus jeune pilote à gagner deux titres d'affilée — améliorant le record d'Alonso chez Renault en 2005 et 2006.

Son coéquipier Felipe Massa, quant à lui, se démène pour garder son volant après deux saisons en deçà des attentes à la suite d'un grave accident en Hongrie en 2009. Le pilote brésilien, qui a perdu le titre en 2008 au dernier tour de la saison quand Hamilton l'a devancé par un seul point, n'a pas décroché un podium en 21 courses.

Domenicali s'inspire de la tradition légendaire de l'Italie pour le football.

«À ceux qui me demandent si je suis prêt à promettre une troisième place à Melbourne, je dis non. Peut-être qu'il se produira la même chose qu'en 1982, à la Coupe du monde, quand l'Italie a connu un mauvais départ mais a gagné à la fin quand ça comptait, a avancé Domenicali, qui en est à sa cinquième saison à la direction de l'équipe mais toujours en quête d'un premier titre.

«Le sport est fait de cycles... et pour le moment, c'est le cycle de Red Bull.»

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