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Le Conseil de sécurité a prolongé d'un an la mission de l'ONU en Libye

12/03/2012 09:09 EDT | Actualisé 12/05/2012 05:12 EDT

La Conseil de sécurité des Nations Unies a voté à l'unanimité, lundi, pour prolonger sa mission en Libye avec le mandat de soutenir le gouvernement dans la promotion de la démocratie, la restauration de la sécurité publique et l'élimination des tonnes d'armes qui se trouvent dans le pays.

La résolution prolongeant la mission pour un an a été adoptée à l'unanimité, au début d'une réunion ministérielle portant sur les défis entraînés par le printemps arabe, l'an dernier. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, ainsi que les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne étaient présents.

Après le vote, Mme Clinton a indiqué aux journalistes que le renouvellement de la mission «reflète notre engagement continu envers la Libye et notre reconnaissance que le travail qui vise à aider le peuple à obtenir le futur auquel il aspire n'est pas terminé.»

L'ambassadeur de la Libye à l'ONU, Ibrahim Dabbashi, a estimé que le vote est la preuve que «le Conseil de sécurité soutient le peuple de la Libye».

La Libye a célébré le premier anniversaire du début de la révolution le 17 février, mais le gouvernement fait face à une multitude de problèmes, dont l'exercice réel de son pouvoir.

Parmi ses défis, il doit affirmer son autorité, les milices armés qui ont aidé à faire tomber le régime de Moammar Kadhafi exerçant le véritable pouvoir dans plusieurs villes, quartiers et sur les frontières.

Le Conseil de sécurité a salué les récents développements positifs dans le pays et a dit attendre avec impatience la tenue d'élections «libres, équitables et crédibles, en juin.» Cette élection devrait permettre d'élire une assemblée de 200 membres, chargée de choisir un premier ministre et de créer un comité pour la rédaction d'une constitution.

Toutefois, le conseil s'est aussi inquiété des rapports réguliers faisant état de représailles, de détention arbitraire, de torture et d'exécutions extrajudiciaires. Il a appelé les autorités libyennes à «prendre toutes les actions nécessaires pour prévenir la violation des droits humains.»

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