NOUVELLES

Irak: au moins 14 morts dans des attaques

12/03/2012 07:44 EDT | Actualisé 12/05/2012 05:12 EDT

BAGHDAD - Des attaques contre les forces de sécurité, un bâtiment gouvernemental et des bijouteries, les cibles habituelles d'Al-Qaïda, ont fait au moins 14 morts en Irak lundi. Les autorités s'attendent à un nouveau regain de violence à l'approche du sommet annuel de la Ligue arabe censé se tenir à Bagdad à la fin du mois.

Aucune revendication n'a été faite et de nombreuses bandes armées irakiennes opérant principalement pour l'argent s'en prennent aussi à des cibles politiques, mais Al-Qaïda en Irak est soupçonné de financer depuis des années ses activités en attaquant des bijouteries.

La première attaque s'est produite avant l'aube lundi dans la ville de Tarmiyah, située à 50km au nord de Bagdad, et a tué trois policiers, selon des responsables policiers et de santé. Une demi-heure plus tard, à quelques kilomètres de là, deux policiers en patrouille ont été abattus par des hommes en voiture.

Quelques heures encore après, des bandits armés de grenades et fusils ont débarqué de deux voitures sur un petit marché de l'or de l'est de Bagdad, dans le quartier chiite d'Ur, tuant neuf personnes et en blessant 14. Ils ont aussi attaqué des bijouteries et un poste de contrôle proche. Les autorités locales ont fait état de deux policiers, deux soldats et deux orfèvres avaient notamment été tués. Un médecin hospitalier ayant requis l'anonymat a confirmé le bilan.

Une fusillade a éclaté avec les forces de sécurité mais les assaillants se sont enfuis, bien que l'un d'eux ait été arrêté, selon le général Hassan al-Baydhani, du commandement militaire de Bagdad, qui a fait état de six morts.

L'insurrection multiplie les attaques contre les forces de sécurité depuis la fin du retrait des troupes américaines en décembre dernier pour tenter de déstabiliser le gouvernement de Bagdad, qui traverse une grave crise politique depuis plusieurs semaines.

Des responsables américains ont affirmé en septembre 2011 qu'Al-Qaïda était principalement financé par l'attaque de bijouteries.

L'insécurité avait contraint la Ligue arabe à annuler la tenue de son sommet annuel à Bagdad l'an dernier. AP

st/v199

PLUS:pc