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Deux policiers en cour pour avoir laissé un pédophile se faire battre

12/03/2012 03:19 EDT | Actualisé 12/05/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le procès de deux policiers accusés d'avoir laissé un prisonnier se faire battre a repris, lundi, au palais de justice de Québec.

La victime, un homme de 64 ans qui avait plaidé coupable en 1993 à une accusation d'agression sexuelle sur un garçon de 15 ans, témoignait, lundi.

Le matin de l'altercation, en août 2009, la victime soutient avoir entendu le policier Frank Berton affirmer qu'un pédophile se trouvait parmi les prisonniers.

Selon les dires de la victime, les détenus, et plus particulièrement ses deux agresseurs, seraient alors devenus agressifs. Le policier Berton aurait alors dit: «pas ici les gars, je vais vous arranger ça plus loin».

L'autre policier, Geoffrey Magher, a alors placé la victime dans le fourgon cellulaire avec ses deux agresseurs, prétendant qu'il serait ainsi en sécurité.

La victime a été battue et on l'a retrouvée à demi-consciente.

En contre interrogatoire, la défense a notamment fait ressortir que la victime avait plaidé coupable en 1993 pour agression sexuelle sur un adolescent âgé de 15 ans.

L'homme a aussi admis s'être exhibé le pénis devant une caméra internet mais aucune accusation n'avait été déposée contre lui.

Toutefois, c'est à partir de cet événement et d'autres allégations qu'il a été amené à signer un mandat de paix.

La victime admet qu'il ne s'est jamais senti menacé avant les événements. Mais c'est lorsqu'il a pris connaissance des vidéos des caméras de surveillance qu'il a changé d'idée et qu'il a porté plainte contre les policiers.

(Collaboration Bruno Perron, Québec800)

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