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Jouer au Stade olympique est une motivation de plus pour Patrice Bernier

11/03/2012 06:35 EDT | Actualisé 11/05/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Si vous n'étiez pas tout à fait convaincu que Patrice Bernier est un fils du pays, chassez les doutes maintenant. Ils seront plus de 300 spectateurs à l'encourager dans les gradins, samedi prochain au Stade olympique, à l'occasion du tout premier match à domicile de l'histoire de l'Impact en MLS.

Produit du soccer brossardois qui est passé par le programme des équipes du Québec en route vers une première présence avec l'Impact de 2000 à 2002, puis un séjour de neuf saisons en Europe avant son retour triomphal au cours de l'hiver, Bernier pourra donc compter sur l'appui d'un groupe imposant. Celui-ci sera composé d'anciens coéquipiers et adversaires, d'amis et de connaissances, ainsi que de membres de sa famille — dont son père Jean, dirigeant-bénévole de longue date de la Fédération de soccer du Québec qui a notamment assisté à au moins un entraînement de l'Impact, la semaine dernière, au Centre sportif Marie-Victorin.

«Je sais qu'il y a au moins 300 personnes qui ont des billets. J'ai d'autres amis, moins proches, du monde du soccer, qui vont être là aussi», a indiqué Bernier, après le match de samedi à Vancouver, depuis son casier à l'entrée du vestiaire des visiteurs à BC Place. «Il va y avoir pas mal de monde, mais l'important c'est que les gens viennent supporter l'équipe et qu'on puisse avoir un 12e joueur qui fasse son effet.»

L'effet du 12e joueur, il semble désormais assuré qu'il se fera sentir à l'occasion de l'ouverture locale de l'Impact. Pas moins de 45 000 places avaient été vendues aux dernières nouvelles. Compte tenu que les amateurs de soccer achètent souvent leurs billets à la dernière minute — plusieurs milliers de sièges avaient trouvé preneurs dans les derniers jours précédant la visite de l'AC Milan, en juin 2010 —, l'entraîneur Jesse Marsch et les siens peuvent s'attendre à jouer devant l'une des foules les plus imposantes de l'histoire du soccer montréalais.

Voilà de quoi procurer des sensations fortes aux joueurs de l'Impact, et à Bernier en particulier. À cause de l'atmosphère qu'il y aura dans le stade — une atmosphère qui fera écho à plusieurs des grands moments de l'histoire du sport montréalais, notamment les matchs à l'apogée des Expos, des Alouettes et du Manic.

«Je pourrais raconter toutes sortes d'histoires — d'être allé voir le baseball au Stade, ou encore aux bureaux de la Fédération québécoise de soccer, sous le stade, quand j'étais petit», a affirmé le milieu de terrain québécois de 32 ans dans les minutes qui ont suivi la défaite de 2-0 aux mains des Whitecaps de Vancouver devant 21 000 spectateurs. «Ça va être quelque chose de spécial d'être là et de pouvoir jouer devant une foule qui sera beaucoup plus imposante qu'à mon premier séjour avec l'équipe.»

C'est en bonne partie pour vivre cette sensation unique de jouer devant les siens que Bernier a accepté de mettre un terme à une carrière en Europe qu'il aurait pu prolonger encore un peu.

«C'est une motivation de plus quand tu es chez toi et que tu es devant ta famille, a-t-il souligné. Pour avoir vécu (en Europe), tu vois que la volonté des joueurs, quand ils jouent chez eux, est un peu plus grande. On veut tous gagner mais eux, ils l'ont un peu plus cette volonté — parce qu'ils ont vu le passé du club, les championnats, les victoires, les grands joueurs. Et moi, je sais par où l'Impact est passé bien avant la période actuelle. À ce stade-ci de ma carrière et à ce moment de l'histoire du soccer québécois, c'est une motivation de plus de savoir qu'on est arrivé à un très haut niveau après toutes ces années de travail.»

La direction de l'Impact invite les amateurs à arriver au moins une demi-heure à l'avance afin de pouvoir assister au coup d'envoi prévu un peu après 14h, samedi après-midi, puisqu'il risque d'y avoir embouteillage dans la rotonde du Stade olympique, où se trouve l'entrée principale.

Plus près des attaquants

Le match d'ouverture locale, Bernier et ses coéquipiers vont commencer à s'y préparer en début de semaine, lors de la première réunion d'équipe. Mais ce sera seulement après avoir ruminé et analysé, chacun de leur côté puis lors du vol de retour de Montréal pendant la journée de dimanche, les séquences du match de samedi à BC Place. Les buts de Sébastien Le Toux (4e) et Camilo (54e) ont été marqués à la suite de flottements au sein de la défensive montréalaise.

Croisé pendant le match de hockey au Rogers Arena, samedi soir, Bernier a reconnu qu'il penserait encore à la prestation des siens avant d'aller au lit, même si la victoire de 4-1 du Canadien contre les Canucks lui aura permis de se distraire pendant quelques heures.

Quand même, peu après que les joueurs de l'Impact eurent reçu les félicitations du président Joey Saputo, du directeur sportif Nick De Santis et du directeur des opérations soccer Matt Jordan à leur retour au vestiaire à BC Place, samedi, Bernier avait déjà une bonne idée des modifications à apporter. Du moins, celles le concernant.

Selon le vétéran milieu central, qui était jumelé à Felipe sur le terrain, l'Impact a préconisé un jeu trop direct face aux Whitecaps et devra revenir à des échanges plus courts entre milieux et attaquants.

«On s'est écarté de notre façon de jouer des autres matchs (ceux du camp d'entraînement), alors qu'on avait construit du milieu vers l'attaque en combinaison, a-t-il expliqué. Quand on l'a fait (samedi), on a vu qu'on est allé — pas facilement, mais avec beaucoup d'aise — vers leur but. On a peut-être paniqué un peu et joué un jeu direct, et on leur a redonné le ballon. On aurait dû revenir à nos bases, être plus tranquilles.

«Nos ailiers sont davantage ceux qui vont aller en support, mais il va falloir que Felipe et moi on essaie d'avancer pour faire des combinaisons et mettre nos coéquipiers dans de meilleures conditions pour marquer.»

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