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«Une défaite ne veut pas dire qu'il faut recommencer à zéro», a noté Marsch

10/03/2012 10:00 EST | Actualisé 10/05/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - «Une victoire n'aurait pas signifié que nous sommes déjà une équipe, et une défaite ne veut pas dire qu'il faut recommencer à zéro. C'est un processus, et il s'agit de continuer à se consacrer au boulot qu'il y a à accomplir à chaque jour, d'apprendre de nos erreurs et de chercher à s'améliorer.»

C'est ainsi que Jesse Marsch a résumé le sentiment qui régnait chez l'Impact, samedi, après la défaite de 2-0 aux mains des Whitecaps de Vancouver. Un match qui ne s'est pas déroulé comme on l'aurait souhaité dans le camp montréalais, mais qui a quand même fourni une certaine fondation à partir de laquelle l'équipe pourra maintenant travailler en vue du match d'ouverture locale. Celui-ci aura lieu samedi prochain au Stade olympique, face au Fire de Chicago.

«Il faut améliorer notre capacité à transformer des demi-occasions en occasions véritables, et ensuite en buts. Mais reste que nous avons connu de bons moments, a avancé l'entraîneur de l'Impact. Nous avons parfois été efficaces à repérer nos milieux et à impliquer nos arrières latéraux dans le match, tandis qu'à certains moments notre service de balle et nos courses les ont mis en danger. ll s'agira d'être plus alerte et de réduire le nombre d'erreurs.»

Il faudra que la prise de décisions se fasse de manière plus instantanée, a aussi reconnu Marsch.

«À la demie, nous avions le sentiment d'avoir connu de bons moments, mais que tout devait se développer un peu plus vite — que ce soit les permutations en défensive ou la récupération de ballons libres, ou encore l'exécution des passes d'un joueur à l'autre. Mais c'est là quelque chose qui prend du temps, a souligné le pilote américain. Les relations entre les joueurs sont encore à développer.»

Au sein d'une équipe d'expansion, il faut s'attendre à ce que les joueurs commettent des erreurs. Que les protégés de Marsch aient péché, samedi, n'a donc rien de surprenant. Ni de décevant en soi.

«La déception vient du fait que (la première erreur) soit survenue si tôt, a quand même noté Marsch. Ç'a fait en sorte que nous n'avons même pas pu nous donner la chance de s'installer dans le match. Nous avions parlé de la nécessité de connaître un bon départ. Nous savions que c'était important afin de sortir la foule du match. Et dans les faits, au cours des trois premières minutes de jeu, nous avons connu de bons moments et avons eu le dessus sur eux. Mais leur premier jeu à l'attaque a donné un but.»

Et pourtant, à la suite du camp d'entraînement, on s'attendait à ce que la défensive de l'Impact soit l'élément qui permette au club de se cramponner face à des opposants plus doués.

«C'est vrai que pendant le camp, on n'a pas accordé beaucoup de buts, surtout pas de cette façon, a reconnu Patrice Bernier. Mais écoute, il n'y a personne à blâmer, les erreurs ça arrive. On va revoir la vidéo, en faire l'analyse et s'assurer que ce genre d'erreur ne se reproduise pas.

«On s'est éloigné peut-être un peu de la façon dont on a joué lors de nos matchs précédents, alors qu'on conservait le ballon un peu plus longtemps. Cette fois, on a joué de manière plus directe», a par ailleurs analysé le milieu brossardois.

«Évidemment, nous avons des choses à peaufiner et à améliorer, mais la saison est longue et ce n'est que le premier match, a commenté le capitaine de l'Impact Davy Arnaud. Nous allons retenir les éléments positifs de ce match, en tirer les leçons et continuer d'aller de l'avant.»

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