NOUVELLES

Grèce: pour Nicolas Sarkozy, "le problème est réglé"

09/03/2012 12:03 EST | Actualisé 09/05/2012 05:12 EDT

NICE, France - Le président français Nicolas Sarkozy s'est félicité vendredi "qu'on ait trouvé une solution à la crise grecque", estimant que "le problème est réglé" et que "la page de la crise financière est en train de se tourner".

"Je veux dire d'ailleurs combien aujourd'hui je suis heureux qu'on ait trouvé une solution à la crise grecque qui empoisonne la situation économique et financière de l'Europe et du monde depuis des mois", a déclaré M. Sarkozy devant la presse, en marge d'un déplacement à Nice (Alpes-Maritime) dans le cadre de sa campagne pour la présidentielle.

Athènes a annoncé vendredi matin avoir réussi à convaincre plus de 85% de créanciers privés de participer à un programme d'échange d'obligations, qui devrait permettre d'effacer 107 milliards d'euros de la dette grecque. Cela devrait permettre à la Grèce de recevoir le deuxième plan d'aide décidé par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de 130 milliards d'euros.

"Avec Angela Merkel, nous avons travaillé jour et nuit pour trouver cette solution. Aujourd'hui le problème est réglé", a jugé Nicolas Sarkozy. "Et je veux dire aux Français que tous ces efforts ont été couronnés de succès, que la page de la crise financière est en train de se tourner, que nous pouvons nous attaquer aujourd'hui à la crise économique".

"Franchement, quand on voit ce qu'on a fait, ce qui est important pour nous, c'est que chacun comprenne combien (...) il fallait signer le traité européen et combien est irresponsable l'attitude qui considère à ne pas ratifier un traité aussi important pour la solution de problèmes qui sont ceux de toute l'Europe", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui brigue un second mandat, dans une pique à son adversaire socialiste François Hollande.

Ce dernier entend, s'il est élu, renégocier le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire, un nouveau pacte sur la discipline budgétaire signé au début du mois par 25 pays de l'Union européenne. AP

sb/

PLUS:pc