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France: un homme condamné à la prison pour avoir coupé le pénis de son rival

09/03/2012 02:10 EST | Actualisé 09/05/2012 05:12 EDT

AIX-EN-PROVENCE, France - Un Marseillais de 38 ans a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, vendredi, pour avoir sectionné le pénis de l'amant de sa compagne.

Au terme de près de trois heures de délibérations, les jurés l'ont déclaré coupable de «violences volontaires ayant entraîné une mutilation avec la circonstance aggravante de l'usage d'une arme».

L'avocat général, Gilles Rognoni, avait dépeint le mis en cause comme «un criminel d'exception», seuls quatre cas de ce type ayant été recensés dans l'histoire judiciaire française à ce jour. L'auteur des faits encourait une peine maximale de 15 ans.

Le 23 octobre 2008 au matin, Blaise Fragione a appelé les secours de son domicile de la cité Val-Plan, à La Rose, dans les quartiers nord de Marseille. Il avait expliqué avoir eu un différend avec son rival amoureux, l'avoir assommé, puis avoir baissé son pantalon, son caleçon et lui avoir tranché le sexe, avant de s'en débarrasser dans les toilettes.

Interpellé et placé en garde à vue, le suspect avait déclaré former avec sa concubine un couple soudé depuis 14 ans, une union de laquelle sont nés deux enfants et que serait venue troubler la relation adultère de sa compagne.

Blaise Fragione a prétendu que son acte n'était «pas réfléchi». De son côté, la victime, âgée de 36 ans, a soutenu qu'il était parfaitement prémédité.

Le rival amoureux était venu, le jour des faits, lui avouer qu'il entretenait une relation sexuelle avec sa concubine. L'accusé aurait alors «pété les plombs». L'avocat de la défense, Me Marc Ceccaldi, a plaidé vendredi «le coup de folie que rien dans son comportement ne pouvait laisser supposer».

Le rival en question a toutefois livré une version différente, affirmant avoir été séquestré, mais la justice n'a pas retenu cette thèse. La compagne de l'accusé, qui est au coeur même du drame, envisage toujours d'épouser l'auteur des faits, qu'elle a décrit comme «un bon père, attaché à sa famille».

Les experts avaient estimé que si le pénis de la victime avait pu être retrouvé, conditionné de façon adéquate et greffé, l'homme aurait pu récupérer de 70 à 80 pour cent de ses fonctions urinaires et érectiles. Mais l'organe de la victime a été réduit à la taille de 3 centimètres au repos et de 5 centimètres en érection.

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