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Bien que nouveaux, les joueurs de l'Impact connaissent bien le passé du club

09/03/2012 09:30 EST | Actualisé 09/05/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - Même si la forte majorité des joueurs embauchés par Jesse Marsch en sont à leurs débuts avec l'Impact, ils sont déjà pleinement conscients de la dimension historique que revêt l'entrée du club en MLS pour Montréal et la communauté du soccer québécois dans son ensemble.

Les Davy Arnaud et compagnie savent ce que signifie, pour les partisans du club, le match d'ouverture de samedi à Vancouver, de même que cette première saison en première division nord-américaine.

«Absolument, a lancé sans hésiter Arnaud, un Américain de 31 ans, après l'entraînement de vendredi à BC Place. C'est vrai que c'est une grande année pour le soccer à Montréal.

«Tous les joueurs réalisent à quel point c'est gros. On peut le sentir un peu partout à Montréal, les gens sont excités, a par ailleurs souligné le capitaine de l'Impact, qui a aussi occupé ce poste avec le Sporting de Kansas City ces deux dernières saisons. Juste de voir la couverture médiatique que le club reçoit tous les jours, et le nombre de partisans qui viennent assister aux entraînements, ce n'est pas quelque chose qu'on voit dans toutes les villes de la MLS.

«Les joueurs ont vraiment hâte de vivre (la saison 2012), a ajouté Arnaud. Parce que ça va être une année plaisante, et parce que c'est important pour les gens. Et tout le monde dans l'équipe en est convaincu.»

Tous les joueurs qui ont été embauchés au cours de la saison morte étaient conscients de la longue histoire de l'Impact avant même d'arriver à Montréal, ont fait remarquer Arnaud et Marsch. Et cette prise de conscience n'a fait que s'accentuer, une fois sur place, au contact des membres du club qui étaient là par le passé.

«Tu ne peux faire autrement que te rendre compte à quel point des gens comme Nick De Santis et Joey Saputo sont passionnés, a dit Marsch du directeur sportif et du président de l'Impact, qui ont tous deux participé à la fondation du club montréalais en 1993, le premier comme joueur et le deuxième comme dirigeant. Ils ont communiqué d'une très bonne façon ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils ressentent. Nos joueurs ont vite compris tout ça. Et maintenant, nous bâtissons notre propre identité en l'imbriquant dans l'histoire du club.»

Cet agencement entre le passé et le présent se fait de façon tout à fait naturelle, a assuré Marsch.

«Effectivement. Il y a même Eddy Sebrango qui m'a dit que toutes les choses qu'on a tenté de mettre en relief et de prêcher, depuis deux mois, ressemblent beaucoup à ce qui a été mis de l'avant par le passé au sein du club, a indiqué l'entraîneur américain. C'est vraiment plaisant à entendre et je crois d'ailleurs qu'Eddy a été un excellent intermédiaire entre le passé et le présent.»

Retour de la rivalité

L'entrée de l'Impact en MLS permettra par ailleurs de faire revivre la rivalité avec les Whitecaps, qui se sont joints au circuit Garber l'an dernier. Après avoir terminé au dernier rang dans l'association Ouest la saison dernière, Vancouver aspire à devenir un club de premier plan cette année.

«C'est une bonne équipe avec une bonne profondeur qui jouera devant une bonne foule, alors nous devrons être prêts à affronter une formation qui sera à son meilleur», a prévenu Marsch.

«On sait qu'ils ont de bons atouts en offensive, mais si on contrôle le ballon et qu'on reste organisés, on devrait être au moins capable de neutraliser leurs efforts, a de son côté commenté le milieu de terrain Patrice Bernier. On sait que notre défensive est très solide.»

Le match de samedi sera le 56e de l'histoire entre Vancouver et Montréal depuis la fondation de l'Impact en 1993. Le club montréalais a une fiche à vie de 29-16-10 dans ces affrontements, dont 15-8-4 en Colombie-Britannique. Ces matchs ont tous été disputés en 2e division nord-américaine (APSL, A-League, USL et NASL) ainsi qu'en championnat canadien, qui sert de prélude à la Ligue des champions de la CONCACAF.

«Il y a une histoire entre les deux clubs et maintenant qu'ils se rejoignent en MLS, ça va recommencer, a noté Bernier. Tout le monde cherche, y compris les partisans, à prouver quelle est la meilleure ville de soccer au Canada.»

«La rivalité est déjà là. On fait maintenant place à la version MLS», a résumé Marsch.

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