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Un virus contamine des élevages de saumons situés en Nouvelle-Écosse

08/03/2012 03:53 EST | Actualisé 08/05/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Le ministre néo-écossais des Pêches affirme que la découverte dans un centre piscicole d'un virus s'attaquant aux saumons est étroitement surveillée, mais il soutient également que l'éclosion de la maladie fait partie des «événements habituels».

Sterling Beliveau précise qu'il n'y a aucun risque pour la santé humaine et qu'une détection rapide permettra de travailler à mettre fin à la propagation de l'infection.

Il a déclaré, en sortant d'une réunion du cabinet à Halifax, que ces incidents étaient gérés de façon efficace.

Mercredi, une porte-parole pour Cooke Aquaculture du Nouveau-Brunswick a confirmé la présence du virus, connu sous le nom d'anémie infectieuse du saumon, découvert dans les installations néo-écossaises de l'entreprise, à Shelburne Harbour.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments soutient que le virus ne menace pas la santé humaine ou la sécurité des aliments, mais qu'il est en mesure de tuer jusqu'à 90 pour cent des poissons infectés, selon la souche virale.

Jusqu'à maintenant, les saumons de trois bassins souterrains ont été éliminés, mais il n'a pas été possible de connaître le nombre exact de poissons éliminés en vue d'enrayer la maladie.

Les opposants à l'industrie piscicole affirment que le virus menace les stocks de poissons sauvages, mais un responsable provincial a soutenu que le virus ne risque pas de se répandre au-delà des bassins infectés.

Roland Cusack, responsable provincial en matière de santé des poissons, soutient qu'il n'y a aucune population importante de saumon de l'Atlantique sauvage dans la région, parce que les rivières qui se déversent dans Shelburne Harbour sont très acides.

«Nous avons resserré notre surveillance à travers la province», a-t-il dit, ajoutant que sept des 13 centres piscicoles de la province avaient été analysés pour détecter la présence du virus. Ces piscicultures sont situées le long de la côte néo-écossaise.

Il ne s'agit pas de la première éclosion du virus dans la province. Une autre était survenue à Shelburne Harbour en 2004, mais le ministre Beliveau n'a pu offrir de détails supplémentaires. Il a également dit ne pas voir dans cet incident de nouvelles raisons qui l'empêcheraient d'aller de l'avant avec le projet d'expansion de la pisciculture dans la province.

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