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Scrutin 2011: Joe Oliver se dit prêt à collaborer avec Élections Canada

08/03/2012 05:11 EST | Actualisé 08/05/2012 05:12 EDT

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, a promis jeudi qu'il collaborera avec toute enquête d'Élections Canada sur ce qu'il qualifie de campagne électorale sans taches dans sa circonscription de Toronto.

M. Oliver dit ne pas être au courant d'une quelconque irrégularité d'inscription d'électeurs à la liste électorale, et n'a pas été contacté par les enquêteurs du Directeur général des élections.

Il a expliqué jeudi n'avoir entendu parler de l'affaire que la veille, dans un reportage de la CBC.

La télévision anglaise de Radio-Canada rapportait qu'une vague d'enregistrement de dernière minute d'au moins 2700 électeurs dans sa circonscription d'Eglinton-Lawrence comprenait des adresses fausses ou inexactes.

M. Oliver a battu l'ancien député libéral Joe Volpe par plus de 4000 voix lors des élections de mai dernier.

On a demandé au ministre jeudi s'il fournirait ses documents de campagne, ses listes d'appels téléphoniques et sa correspondance si une telle demande lui était faite.

«Si Élections Canada demandait du matériel, nous serions bien entendu tout à fait ouverts à cette idée», a-t-il dit en marge d'un discours prononcé à Saint-Jean devant l'Association pétrolière et gazière de Terre-Neuve-et-Labrador.

«Toute enquête est la bienvenue. Je ne sais pas si une telle chose serait nécessaire, très franchement, parce qu'il appartient à Élections Canada de s'assurer que les formulaires d'inscription à la liste électorale sont correctement remplis. C'est leur boulot.»

Le ministre Oliver dit être fier de voir que les efforts de son équipe de campagne pour «faire sortir le vote» aient porté fruit, citant une augmentation de plus de 5000 bulletins de vote déposés dans les urnes. «Une campagne sans taches a été menée. Et je crois que cette tentative de jeter le doute est de mauvais goût», a-t-il dit.

L'avocat de M. Volpe, Antonio Pascale, dit vouloir une enquête d'Élections Canada. Il ne s'agit pas, comme M. Oliver l'a suggéré, d'une question de rancoeur après la défaite, a déclaré Me Pascale jeudi lors d'une entrevue. Selon lui, il est plutôt question du respect de la démocratie, alors que le Canada envoie des observateurs internationaux pour surveiller des scrutins dans d'autres pays.

L'avocat dit avoir signalé à Élections Canada, en avril dernier, des appels de harcèlement et des appels suspects logés chez des partisans libéraux au cours de la campagne.

L'organisme fédéral a répondu qu'il n'enquêtait en cas de signes clairs d'intimidation ou de prétexte fallacieux.

John Enright, un porte-parole d'Élections Canada, a dit jeudi qu'une enquête sur 31 000 plaintes en lien avec la dernière campagne électorale fédérale suivait son cours, mais qu'aucun autre détail ne sera divulgué pour l'instant.

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