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Ottawa pourrait forcer les pharmaceutiques à déclarer leur baisse de production

08/03/2012 08:09 EST | Actualisé 08/05/2012 05:12 EDT

TORONTO - Le gouvernement conservateur serait favorable à l'obligation par les compagnies pharmaceutiques de rendre publiques leurs réserves de produits afin d'éviter qu'une pénurie de médicaments d'ordonnance en prenne plusieurs par surprise.

Des compagnies canadiennes rapportent déjà une insuffisance de certains médicaments sur une base volontaire. Toutefois, un nombre croissant d'intervenants du monde de la santé, incluant des médecins et des groupes de défense des malades, de même que la ministre ontarienne de la Santé, réclament que ce soit fait de façon obligatoire.

Selon la ministre de la Santé de l'Ontario, Deb Matthews, l'avis des compagnies pharmaceutiques se fait encore de façon volontaire, ce qui n'est pas suffisant, a-t-elle déclaré, jeudi, lors d'une conférence téléphonique avec ses homologues provinciaux. La conférence portait sur la pénurie de médicaments injectables.

La situation actuelle provient au départ de difficultés éprouvées par la pharmaceutique Sandoz située au Québec. Celle-ci avait reçu un avertissement de la Food and Drug Administration des États-Unis l'obligeant à revoir certaines de ses façons de faire. Ce qui a entraîné un ralentissement temporaire de sa production. De plus, l'usine de Boucherville a été touchée par un incendie, dimanche dernier.

Tout en étant consciente du problème depuis un certain temps, la direction n'a pas averti les autorités ontariennes de la santé avant le 28 février, a souligné la ministre Matthews, tout en affirmant que la province la plus peuplée au Canada devait jongler avec ce problème parce qu'Ottawa ne l'a pas avisée de la baisse de production.

Un porte-parole de la ministre fédérale de la Santé Leona Aglukkaq, Steve Outhouse, a fait savoir pour sa part que le gouvernement considérait encore la déclaration volontaire comme la façon la plus rapide d'informer les patients et les médecins, mais qu'il demeurait ouvert à d'autres solutions.

Les provinces peuvent exiger des laboratoires qu'ils les informent en cas de baisse de production.

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