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Législatives: Trois partis islamistes créent "l'Alliance de l'Algérie verte"

08/03/2012 05:09 EST | Actualisé 07/05/2012 05:12 EDT

ALGIERS, Algeria - Trois partis islamistes, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), El Islah et Nahda, ont mis en place mercredi une alliance électorale, l'"Alliance de l'Algérie verte", en prévision des élections législatives du 10 mai prochain.

"Cette Alliance se veut purement politique et vient s'ajouter à l'expérience démocratique algérienne", a expliqué le député de Nahda, Azzedine Djerafa, coordinateur de l'alliance, en présence des leaders des trois formations islamistes, Abou Djara Soltani, Fateh Rebai et Hamlaoui Akouchi.

Cette alliance que ses promoteurs veulent inscrire "dans la durée du jeu politique et institutionnel" répond cependant à un objectif immédiat: "la participation aux prochaines législatives du 10 mai avec un programme commun et des listes communes", selon Azzedine Djerafa qui précise que "les portes de ce nouveau pôle politique restent ouvertes pour d'autres formations politiques qui partagent notre vision".

Des propos qui sonnent comme un appel du pied aux autres formations d'obédience islamiste qui n'ont pas donné leur onction à ce regroupement, préférant affronter les législatives du 10 mai avec leurs propres listes.

La dénonçant avant sa proclamation officielle mercredi, Abdellah Djaballah, président du tout nouveau parti islamiste, Front de la justice et du développement (FJD), et grande figure de l'islamisme radical, a affirmé que cette alliance était "composée de partis de la soumission". Les trois partis de cette nouvelle coalition sont présents au parlement avec un total de 72 députés, le MSP comptant aussi quatre ministres dans le gouvernement, en sa qualité de membre de l'Alliance présidentielle avec les deux partis du pouvoir, le FLN et le RND.

Avec cette Alliance à but électoral, les trois partis islamistes espèrent ainsi éviter, dans une certaine mesure au moins l'émiettement des voix islamistes, un piège tendu par le pouvoir algérien à cette mouvance, à travers la légalisation de plusieurs partis de la même obédience.

Le but suprême étant une victoire électorale le 10 mai pour ces trois formations qui croient plus que jamais au Grand soir islamiste, dans la foulée du "Printemps arabe" en Tunisie, au Maroc et en Egypte. AP

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