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La Libye nie avoir établi un camp d'entraînement pour les rebelles syriens

08/03/2012 06:34 EST | Actualisé 08/05/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Le premier ministre libyen a nié, jeudi, les allégations de la Russie selon lesquelles son gouvernement héberge et soutient un camp d'entraînement des rebelles syriens, mais a affirmé que la Libye se tenait du côté des Syriens opposés au régime de Bachar el-Assad.

Le premier ministre Abdurrahim el-Keib a déclaré qu'il n'avait jamais entendu parler d'un tel camp et que si ce camp avait été établi en Libye, cela s'est fait sans l'aval des autorités. Il a ajouté que le gouvernement libyen soutenait la cause «juste» des Syriens opposés à Bachar el-Assad.

«Nous avons été, je crois, le premier pays à reconnaître le conseil de transition syrien, et nous l'avons fait parce que nous sentions que la cause syrienne est une cause juste», a dit M. El-Keib devant les journalistes à Washington, après une rencontre avec la secrétaire d'État Hillary Clinton. «Ce sont des gens qui se lèvent pour demander la liberté.»

«Je n'ai pas entendu parler de camps d'entraînement, sauf s'ils ont été établis sans la permission du gouvernement, ce dont je doute», a-t-il ajouté.

Mercredi, l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Tchourkine, avait accusé la Libye d'avoir établi un «centre d'entraînement spécial pour les révolutionnaires syriens». M. Tchourkine, n'a pas donné de détails, mais a affirmé que le fait d'entraîner des combattants pour attaquer le gouvernement syrien mettait en péril la sécurité de la région.

M. El-Keib, qui a rencontré le président Barack Obama mercredi à la Maison-Blanche, était à Washington pour remercier les membres du Congrès et le gouvernement américain pour leur soutien au soulèvement contre Mouammar Kadhafi, et pour avoir offert leur aide à la Libye dans la préparation des élections du mois de juin.

Il a affirmé que la situation actuelle en Syrie était comparable à celle de la Libye l'an dernier.

Hillary Clinton a elle aussi relevé des similitudes, mais a fait valoir que la Syrie manquait toujours «de ce que nous avons vu émerger de la Libye, avec l'unité et la vision que le Conseil national de transition ont présentées au monde».

«Nous travaillons étroitement avec l'opposition syrienne pour tenter de l'assister afin qu'elle puisse présenter le même front uni et la même détermination», a indiqué Mme Clinton.

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