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Florence Cassez: "la première bonne nouvelle depuis cinq années", selon Nicolas Sarkozy

08/03/2012 03:51 EST | Actualisé 07/05/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a estimé jeudi matin que la libération de Florence Cassez, proposée par un juge de la Cour suprême mexicaine, constituait "la première bonne nouvelle depuis cinq années".

"Il faut qu'elle tienne le coup", a souligné Nicolas Sarkozy sur RMC-Info/BFM TV. "Je n'en dirai pas plus pour ne pas influer sur le processus de la justice mexicaine, mais c'est vraiment la première bonne nouvelle depuis cinq années".

"J'ai confiance dans la justice mexicaine. Nous nous battons pour faire valoir ses droits", a assuré le chef de l'Etat. Condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour complicité dans des enlèvements dont elle se dit innocente, Florence Cassez ", il y a six ans, est tombée amoureuse de quelqu'un, ce n'était pas la bonne personne. Et depuis, elle vit un enfer dans une prison".

Le rapporteur de la cour suprême mexicaine a estimé que la Française, emprisonnée depuis décembre 2005, devrait être libérée car les autorités ont violé ses droits, selon son avis publié mercredi.

La décision de Arturo Zaldivar doit être débattue et soumise au vote par un jury de cinq magistrats, et aucune date n'a été arrêtée.

Selon M. Zaldivar, la police mexicaine a violée son droit à une assistance consulaire, parce qu'elle n'avait pas signalé immédiatement les responsables consulaires français de son interpellation. Il épingle également la reconstitution de son arrestation par la police, filmée par la télévision alors qu'elle aurait dû être présentée devant la justice.

"Ces violations ont complètement affecté le processus du procès, avec un effet dévastateur sur ses autres droits fondamentaux, telle que le droit à la présomption d'innocence et le droit à une défense adéquate", Arturo Zaldivar.

L'avocat de Florence Cassez, Agustin Acosta, a déclaré fort probable que la Cour suprême rendrait sa décision le 21 mars prochain. "C'est enfin, enfin, enfin, une lumière qui éclaire un tunnel sombre dans lequel est Florence Cassez depuis six ans". AP

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