8 mars: Marois présente cinq femmes candidates en vue des prochaines élections

Pauline Marois

Première Publication: 8/03/2012 15:18 Mis à jour: 8/03/2012 16:54

MONTRÉAL - La chef péquiste Pauline Marois a profité de la Journée internationale de la femme, jeudi, pour présenter cinq nouvelles candidates péquistes en vue des prochaines élections générales. Elle aimerait même que les femmes représentent la majorité de ses candidats lors du prochain scrutin.

«J'aimerais avoir une majorité de femmes candidates si c'était possible. Mais ce n'est pas toujours facile; je peux vous le dire. Il y a encore des barrières à franchir. Idéalement, c'est ce que je souhaiterais. Je ne crois pas que je pourrais arriver à ce résultat; mais je tends vers ce résultat», a affirmé la chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale.

Au cours d'une rencontre avec la presse pour présenter ces cinq candidates, à Montréal, Mme Marois a avoué que relever ce défi sera extrêmement difficile, parce que les femmes, selon elle, se méfient encore du pouvoir.

«Les femmes craignent encore le pouvoir, parce qu'elles ont l'impression que le pouvoir va les obliger à faire trop de compromis. Moi, je les invite au contraire à venir militer au Parti québécois, parce que je crois que le pouvoir, c'est un moyen puissant et on peut l'exercer et le pratiquer sans faire de compromis qui remettent en question nos convictions», a soutenu la chef péquiste.

Elle-même a été la première femme à occuper le poste de ministre des Finances au Québec. Et elle relatait avoir eu Lise Payette comme mentor au début de sa carrière politique.

Trois des cinq candidates qu'elles a présentées auront une tâche pour le moins ardue. Dans L'Assomption, Lizabel Nitoi devra affronter François Legault, le chef de la Coalition avenir Québec; dans Châteauguay, Maryse Perreault devra affronter le ministre des Transports, Pierre Moreau; et dans Bourassa-Sauvé, Marianne Dessureault fera face à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

Les deux autres candidates sont Suzanne Proulx, dans Sainte-Rose, une syndicaliste venue de la FTQ qui a travaillé dans le développement économique local, et Annie Jean, dans Drummond-Bois-Francs, la directrice générale de Centraide pour le Centre-du-Québec.

Mme Marois a admis que dans certains cas, «ce ne sont pas des comtés faciles» pour le Parti québécois.

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Publié par Patrick White  |